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General News of Sunday, 17 June 2018

Source: cameroon-report.com

Ambazonie: ces présidents africains sur qui Biya peut compter

Les pays de l’Afrique centrale et le Nigéria ont condamné avec la plus grande fermeté les velléités sécessionnistes des régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Le communiqué final de la cinquième session ordinaire du regroupement des ministres du Conseil paix et sécurité de l’Afrique centrale tenue à Libreville, les 3 et 4 mars dernier, a jusqu’ici peu attiré l’attention. Il est remis au goût du jour dans le rapport du Secrétaire Général de l’Onu sur la situation en Afrique centrale, et sur les activités du bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale présenté au Conseil de sécurité le 13 juin dernier.

Rapportant les principaux faits nouveaux survenus dans la sous-région de l’Afrique centrale depuis le dernier rapport daté du 28 novembre 2017, Antonio Guterres rappelle que « le Conseil des ministres a notamment condamné avec la plus grande fermeté, les velléités sécessionnistes des régions anglophones du Cameroun, et exprimé son «soutien sans réserve aux autorités camerounaises»».

Un soutien sans ambigüité, aux antipodes des discours qui mettent sur le même pied d’égalité, l’armée et les milices d’inspiration sécessionnistes. Comme pour anticiper, le Conseil des ministres avait, par la même occasion, « rejeté toute ingérence extérieure dans les processus électoraux de la région».

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Au soutien du Conseil des ministres du Conseil de paix et de sécurité de l’Afrique centrale qui regroupe les autres cinq pays de la Cemac dont le Cameroun est limitrophe, il faut aussi ajouter celui du Nigeria, le sixième voisin du pays. En effet dès que la crise anglophone a viré à une «quasi guerre civile», les autorités nigérianes ont promis qu’elles ne permettraient pas que «le territoire nigérian serve de base arrière pour déstabiliser le Cameroun».

Joignant l’acte à la parole, Abuja a facilité l’arrestation et l’extradition, au mois de janvier 2018, de 47 leaders sécessionnistes dont Sissiku Julius Ayuk Tabe, président autoproclamé de la soit disant «République fédérale d’Ambazonie». Le 06 février 2018, les deux pays ont même signé un accord de coopération pour lutter contre la prolifération des armes légères et de petits calibres, notamment utilisés par les séparatistes.

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Cet accord concerne l’approvisionnement, l’importation, l’exportation, le transfert, la contrebande, le stockage, l’emploi, la distribution et à la commercialisation de ces armes, par des personnes non-autorisées, et devrait également permettre l’harmonisation des législations nationales, et le renforcement de l’arsenal juridique interne de chaque Etat. Conclu pour une durée de cinq ans, il est renouvelable par tacite reconduction.

Un soutien qu’il est bon de rappeler, au moment où une partie de la communauté internationale s’illustre par un discours pour le moins curieux, et que certains géants qu’on peut logiquement considérer comme les alliés de Yaoundé, brillent par leur silence assourdissant.