Infos Santé of Thursday, 29 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Hôpital régional de Bertoua : Un soignant dénonce 03 ans de primes impayées au service de dialyse

Il sollicite l’intervention du ministère de la Santé publique Il sollicite l’intervention du ministère de la Santé publique

Un soignant du service de dialyse de l’hôpital régional de Bertoua dénonce trois ans de primes semestrielles impayées, soit environ six échéances. Il sollicite l’intervention du ministère de la Santé publique pour vérifier les paiements et clarifier la situation.

Un membre du personnel du service de dialyse de l’hôpital régional de Bertoua affirme que des primes semestrielles ne sont plus versées depuis trois ans. Il demande une vérification des paiements, notamment pour l’année 2024, dont les primes auraient été présentées par la hiérarchie comme déjà réglées.

Au service de dialyse de l’hôpital régional de Bertoua, un témoignage fait état d’un différend persistant sur le versement de primes au personnel. Son auteur, qui se présente comme un professionnel de santé affecté à cette unité, dit avoir multiplié les réclamations sans obtenir d’explication précise.

Selon lui, une prime destinée aux personnels des services d’hémodialyse est normalement versée deux fois par an. À Bertoua, ces paiements auraient cessé depuis trois ans. Si cette périodicité et cette durée sont confirmées, le différend porterait donc sur environ six échéances semestrielles.

Le témoignage ne précise toutefois ni le montant individuel de la prime, ni le nombre d’agents concernés, ni la date du dernier paiement. Il ne permet pas non plus de vérifier l’affirmation selon laquelle tous les autres services d’hémodialyse du pays en bénéficient effectivement.

Le point le plus préoccupant concerne l’année 2024. Le soignant rapporte qu’à l’occasion d’une réclamation limitée aux deux primes de cet exercice, la hiérarchie a répondu qu’elles avaient déjà été perçues. Il conteste cette réponse et affirme n’avoir reçu aucun versement correspondant.

Cette divergence appelle une vérification comptable : les sommes ont-elles été engagées, mises en paiement ou effectivement remises aux bénéficiaires ? Les états de paiement, les références de virement ou les éventuelles décharges permettraient de distinguer un retard administratif d’une anomalie dans le circuit de règlement. En l’absence de ces pièces, aucun détournement ne peut être établi.

Le professionnel de santé décrit également des échanges qu’il juge dévalorisants. Selon son récit, les agents se seraient entendu répondre que l’État leur accorde ces primes « par pitié ». Ces propos rapportés restent à confronter à la version des responsables concernés.

« Nous travaillons dur, mais la récompense ne suit pas », déplore l’auteur du témoignage. Il sollicite l’attention du ministère de la Santé publique, estimant que les difficultés rencontrées dans le service peuvent ne pas être connues de l’administration centrale.

La démarche porte sur la reconnaissance financière du travail accompli et sur la transparence des paiements. Elle ne fait état ni d’un arrêt de travail ni d’une interruption des séances de dialyse.

Boris Bertolt