Energy of Wednesday, 9 September 2026
Source: www.camerounweb.com
Une centrale peut ajouter des mégawatts sans faire disparaître les coupures. Entre Nachtigal et les ateliers de Douala, le réseau de transport et de distribution demeure le juge de paix.
Harold Taveres, administrateur du groupe Afrique II de la Banque mondiale, a rencontré le ministre de l’Eau et de l’Énergie Gaston Eloundou Essomba. Il estime que le Cameroun avance vers ses objectifs d’accès à l’électricité et cite le barrage de Nachtigal comme projet phare.
L’aménagement de 420 MW augmente fortement l’offre disponible. Mais la production n’est qu’un segment de la chaîne. L’énergie doit être transportée, transformée puis distribuée avec des pertes et des interruptions limitées, notamment vers Douala où se concentre une grande partie de l’activité industrielle.
La Banque mondiale inscrit cette discussion dans Mission 300, qui vise à connecter 300 millions de personnes en Afrique subsaharienne d’ici 2030. Pour le Cameroun, les indicateurs devront aller au-delà de la capacité installée : nouveaux branchements, durée des coupures, qualité de tension et coût du service.
Nachtigal change l’échelle de production. Le bénéfice quotidien dépendra désormais des lignes, des postes, de la maintenance et de la gouvernance des opérateurs. C’est lorsque les ménages et les entreprises sentiront une amélioration stable que le mégawatt deviendra un progrès social.