Le projet énergétique de Bini à Warak, dans l’Adamaoua, franchit une nouvelle étape avec la signature, le 30 octobre 2026, d’un accord de développement entre le gouvernement camerounais et le groupe britannique Savannah Energy.
Le projet énergétique de Bini à Warak, dans la région de l’Adamaoua, connaît une nouvelle évolution après plus d’une décennie d’annonces et de reports.
Le groupe britannique Savannah Energy a annoncé, dans une communication financière publiée le 30 octobre 2026, la signature d’un accord de développement conjoint avec le gouvernement camerounais.
L’infrastructure projetée doit associer production hydroélectrique et énergie solaire, pour une puissance totale annoncée pouvant atteindre 95 mégawatts, dont 40 mégawatts de solaire.
Le projet est évalué à 393 milliards de FCFA dans la programmation budgétaire camerounaise 2027-2029.
Cette nouvelle étape intervient après l’échec du premier montage confié en 2013 au groupe chinois Sinohydro, pour une centrale hydroélectrique initialement prévue à 75 mégawatts. La suspension du financement en 2019 avait interrompu son développement.
Mais la signature du nouvel accord ne signifie pas que les ressources nécessaires sont disponibles.
Savannah Energy n’a communiqué ni financement définitivement sécurisé ni conditions contractuelles de vente de l’électricité dans son actualisation du 30 octobre.
Son calendrier publié antérieurement envisage une clôture financière au troisième trimestre 2028 et une première production solaire en 2030.
Autre élément : un audit technique et financier du projet a été confié en septembre 2026 à un groupement de cabinets pour 47,5 millions de FCFA.
Pour les populations du septentrion, confrontées à des difficultés d’approvisionnement électrique, l’enjeu dépasse les signatures administratives.
Il s’agit désormais de savoir quand le financement sera véritablement mobilisé et quand la centrale pourra effectivement produire ses premiers kilowattheures.
Boris Bertolt









