Pour une communauté proche d’une mine, la question n’est pas seulement ce que reçoit l’État, mais ce qui revient au territoire et ce que cela finance.
Les Chair Awards 2026 de l’ITIE ont reconnu la mise en œuvre infranationale dans huit régions du Pérou. Cette distinction rappelle une faiblesse fréquente de la transparence extractive : les chiffres nationaux circulent, tandis que les populations voisines des projets peinent à suivre transferts, dépenses et engagements sociaux.
Au Cameroun, un tableau de bord communal pourrait relier permis, production, redevances, transferts et projets financés. Il devrait distinguer les montants attendus, reçus et exécutés, avec des explications sur les écarts. Les données environnementales et les obligations envers les communautés compléteraient la lecture financière.
Les communes ont besoin de compétences pour interpréter ces informations. Un fichier publié en ligne ne suffit pas lorsque la connexion est faible ou que les catégories budgétaires sont opaques. Réunions publiques, radios locales et affichage simplifié peuvent rendre la donnée réellement utilisable.
Cette décentralisation de la transparence réduirait l’écart entre promesse extractive et expérience locale. Elle donnerait aussi aux entreprises un cadre commun pour rendre compte de leurs engagements.









