L’Afrique subsaharienne accélère, mais le Cameroun avance moins vite que la moyenne. Le débat doit porter sur ce qui transforme la croissance en emplois.
La Banque mondiale projette une croissance de 4,3 % en Afrique subsaharienne en 2026, contre 4,1 % en 2025 et 0,3 point de plus que sa prévision d’avril. Pour le Cameroun, le FMI affiche une projection de croissance réelle de 3,3 %.
La comparaison doit rester prudente : les institutions n’utilisent pas toujours les mêmes dates de mise à jour ni les mêmes hypothèses. Elle signale néanmoins un enjeu. Une économie qui progresse moins vite que la région peine à absorber une population active en croissance, surtout lorsque l’investissement public ralentit et que les entreprises subissent l’énergie chère, les arriérés et les difficultés de financement.
Le taux global ne dit pas où se crée la valeur. Une croissance tirée par quelques grands projets n’a pas le même effet qu’une progression diffuse de l’agriculture, de l’industrie et des services. La qualité de l’emploi, la productivité et les revenus réels devraient accompagner chaque annonce macroéconomique.
Le Cameroun dispose d’atouts de marché, de ressources et de position régionale. Réduire l’écart suppose de fiabiliser l’électricité, accélérer la logistique, payer les fournisseurs publics et rendre les règles prévisibles pour les investisseurs locaux autant qu’étrangers.









