Le rapport de politique monétaire de septembre de la BEAC situe le taux de créances en souffrance à 15,4 % des crédits bruts fin juin 2026, contre 17,4 % un an auparavant.
L’indicateur regroupe les prêts dont le remboursement connaît des difficultés selon les règles prudentielles. Sa baisse peut résulter de recouvrements, restructurations, radiations ou d’une croissance du portefeuille total. Le montant absolu n’est pas précisé dans le résumé relayé.
Un niveau élevé immobilise du capital et pousse les banques à renforcer les garanties ou à augmenter le prix du risque. Les PME, déjà moins documentées et plus sensibles aux chocs, peuvent alors être les premières à subir un accès plus restrictif au crédit.
La responsabilité n’incombe pas seulement aux emprunteurs. Les délais de paiement publics, la qualité de l’analyse de crédit, la concentration sur quelques groupes et la lenteur des procédures de recouvrement influencent aussi la qualité des portefeuilles.
La Commission bancaire de l’Afrique centrale devra examiner les différences entre pays et établissements. Une moyenne régionale peut masquer des banques fortement exposées et d’autres mieux provisionnées.
La tendance sera réellement positive si elle s’accompagne d’une baisse durable du coût du crédit, d’une meilleure transparence et d’un financement accru de l’économie productive. Réduire les impayés n’a de sens que si la banque peut prêter mieux, pas simplement moins.









