L’Afrique centrale ne manque pas d’idées énergétiques ; elle manque souvent de projets suffisamment documentés pour convaincre une banque. Le salon FIERA, annoncé à Douala du 28 au 31 octobre, veut précisément rapprocher technologie, réglementation et financement.
La rencontre prévoit des échanges entre administrations, industriels, chercheurs, développeurs et bailleurs. Le solaire, la biomasse, l’hydroélectricité de petite taille et l’efficacité énergétique devraient occuper une place importante dans un pays où les coupures freinent les ménages comme les entreprises.
Un salon ne crée cependant ni ligne électrique ni mégawatt. La difficulté commence après les panels :
- sécuriser le foncier, obtenir les autorisations, signer un contrat d’achat d’électricité, démontrer la
- solvabilité du client et couvrir le risque de change. Ce sont ces détails qui transforment une présentation
- séduisante en investissement bancable.
Le Cameroun dispose d’un potentiel hydroélectrique majeur et d’un ensoleillement favorable dans plusieurs régions. Son système reste pourtant confronté à des pertes techniques, à une production saisonnière et à des besoins de maintenance. Les solutions décentralisées peuvent compléter le réseau, notamment pour les PME et les services publics isolés.
FIERA sera utile si l’événement publie ensuite une liste de projets, leurs besoins financiers et les engagements obtenus. Compter les visiteurs ne suffira pas. Il faudra suivre, six ou douze mois plus tard, les contrats signés, les capitaux mobilisés et les installations réellement mises en service.









