Une inflation moyenne sous le seuil communautaire peut sembler rassurante. Dans la cuisine, l’expérience est différente lorsque les produits frais bondissent et que le cageot de tomates gagne plusieurs milliers de francs.
La note mensuelle de l’Institut national de la statistique publiée le 28 août mesure une hausse des prix de 0,6% en juillet 2026, après 0,5 % en juin. Sur douze mois, l’inflation moyenne est annoncée à 2,6 %, sous le seuil de 3 % retenu dans la CEMAC.
La moyenne masque des mouvements plus vifs. Les produits frais auraient augmenté de 8,2 %, les légumes de 2,3 %, les poissons et fruits de mer de 2 % et les viandes de 1,2 %. Au marché du Mfoundi, un cageot de tomates se vendait entre 5 500 et 7 000 FCFA, contre 3 500 à 4 000 quelques semaines plus tôt.
Les ménages modestes consacrent une part importante de leur revenu à l’alimentation. Une hausse sur les produits indispensables les touche davantage qu’une variation équivalente sur un bien occasionnel. Ils réduisent alors les quantités, changent de protéines ou reportent d’autres dépenses.
L’analyse publique devrait relier les prix aux causes : saison des pluies, transport, pertes, disponibilité des produits et marges intermédiaires. Le taux global décrit l’économie ; le panier local explique ce que vivent les familles









