La mauvaise gestion du Budget d’investissement public (BIP) est dénoncée au Cameroun comme le souligne une note de la Banque africaine de développement. Près de 50 % des crédits du BIP 2026, soit plus de 1 015 milliards de FCFA, sont consacrés à des projets immatures, fictifs ou sans réel impact.
Dans une note de la Banque africaine de développement (BAD), l’institution panafricaine révèle que 50 % du volume des montants alloués au Budget d’investissement public (BIP) va dans des projets immatures, fantômes, fictifs et inutiles, sans impact sur l’économie et la qualité de vie des Camerounais.
Pour la seule année 2026, 50 % des 2 031,15 milliards de FCFA du BIP sont dilapidés, soit 1 015,575 milliards de FCFA. Le plus grave étant que 44,3 % de ce BIP provient de l’endettement, le reste provenant de nos impôts.
Tous les ans, des centaines de milliards sont dilapidés à travers des projets mal montés ou farfelus, alors que le Premier ministre avait pris un décret exigeant la mention « maturation » avant tout financement de projets.
Déjà, en 2018, lorsque Alamine Ousmane Mey remplace Louis Paul Motaze au MINEPAT, il fait suspendre plus de la moitié des projets du BIP, dits « fantômes », non matures ou fictifs. Ce budget est partagé entre élites.
L’on croyait avoir résolu le problème des projets immatures. Eh bien, non ! Le volume ne cesse de grimper.
Voilà la gestion des finances publiques du Cameroun : un véritable désastre économique, dans un pays où, selon l’INS, 10 millions de Camerounais vivent sans savoir ce qu’ils vont manger le lendemain.
Prions le Seigneur.
Albin Michel Njilo









