Finance & Banking of Thursday, 15 October 2026
Source: www.camerounweb.com
À compter du 1er novembre 2026, les émetteurs de la CEMAC pourront lever plus de 20 milliards de FCFA par placement privé. Le nouveau règlement limite cependant un même émetteur à deux opérations sur vingt-quatre mois.
Le cercle maximal des souscripteurs passe de 40 à 99, avec une mise minimale de 10 millions de FCFA. Une personne physique devra notamment justifier des compétences financières et d’un patrimoine net d’au moins 50 millions. Il ne s’agit donc pas d’une ouverture au grand public, mais d’un assouplissement destiné aux entreprises et investisseurs capables d’évaluer des risques complexes.
Les titres pourront ensuite être revendus à d’autres investisseurs qualifiés sur un compartiment dédié de la BVMAC. Cette organisation peut améliorer la liquidité, sans garantir qu’un acheteur sera disponible. L’enregistrement par la Cosumaf demeure un contrôle formel et ne constitue pas une validation de la rentabilité de l’opération.
Pour les entreprises camerounaises, la réforme ouvre une voie de financement plus large que le crédit bancaire. Elle exige en retour des comptes fiables, une information financière régulière et des conseillers responsables. La suppression d’un plafond réglementaire ne supprime ni le risque de défaut ni le besoin d’une tarification honnête.