Infos Business of Friday, 11 September 2026

Source: www.camerounweb.com

Eau et énergie : L’Égypte déplie son catalogue, le Cameroun doit choisir ses priorités

Le vocabulaire de la coopération additionne facilement barrages, solaire, gaz et dessalement. Le travail difficile commence au moment de choisir : quel projet, à quel coût, avec quelle dette et pour quel service rendu ?

Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a reçu le 10 septembre une délégation conduite par Karim Sherif, avec l’ambassadeur d’Égypte et des représentants d’Arab Contractors.

L’Égypte a présenté son expérience dans les barrages, l’hydroélectricité, le solaire, le dessalement et les réseaux d’eau.

La partie camerounaise a évoqué la production électrique, les centrales solaires et à gaz, les interconnexions Sud-Nord, la réhabilitation de Lagdo, les retenues collinaires et l’accès rural à l’eau. Des entreprises égyptiennes figureraient aussi parmi les acteurs présélectionnés autour du projet hydroélectrique de Kikot.

Ces échanges ne constituent pas encore des contrats. Chaque option exige études environnementales, financement, concurrence, maintenance et définition du partage des risques. Dans l’eau comme dans l’électricité, le coût d’un ouvrage ne dit pas celui du service final ni sa fiabilité.

Un forum économique est annoncé avant la fin de 2026. Il devra déboucher sur une liste courte de projets et des critères publics. La coopération sera jugée aux branchements, aux heures de service et à la capacité locale d’entretenir les équipements, non au volume des intentions.