L’annonce faite au Cameroon Business Forum vise les projets viables bloqués par l’absence de sûretés. Son impact dépendra des banques participantes, du prix du crédit et d’une sélection transparente.
Le ministre des Finances Louis Paul Motaze a évoqué une ligne de crédit de 200 milliards de FCFA destinée aux jeunes et aux femmes entrepreneurs. L’État veut aussi mobiliser sa garantie lorsqu’une banque juge un projet viable mais estime les sûretés du promoteur insuffisantes.
Le mécanisme répond à une faiblesse classique du marché : des entreprises jeunes possèdent peu d’actifs à nantir, alors même que leurs commandes ou leur technologie peuvent être solides. Une garantie publique peut partager le risque avec la banque, réduire l’exigence de collatéral et allonger la durée du prêt. Elle ne doit toutefois pas devenir une sélection discrétionnaire ni couvrir des projets sans modèle économique.
Les paramètres manquants détermineront la portée réelle de l’annonce : part effectivement budgétée, banques partenaires, taux, plafonds, secteurs, durée et traitement des défauts.
Un portail public devrait publier les critères, les décisions agrégées et la répartition régionale et par genre. Le bon indicateur ne sera pas le montant annoncé, mais le nombre d’entreprises encore actives, leurs emplois et leurs remboursements deux ans après le financement.









