Infos Business of Wednesday, 4 March 2026
Source: Cameroun Horizons n°56
La courbe du marché camerounais de l’assurance reste évolutive malgré un environnement économique difficile.
e marché de l’assurance observe une croissance soutenue confirmant un secteur en pleine mutation d’après les données publiées le 18 février 2026 par le ministère des Finances (Minfi). Sur la base de ces indicateurs, il ressort qu’au terme de l’exercice 2024, le chiffre d'affaires global des entreprises membres de l’Association des sociétés d’assurance du Cameroun (ASAC) s’élève à 288 milliards FCFA.
Des chiffres en hausse par rapport à l'exercice 2023, où le marché s'était stabilisé autour de 274 milliards FCFA. Dans le détail, la branche IARD (Incendie, Accidents, Risques Divers) a mobilisé un montant de 190 milliards FCFA de primes, tandis que l’assurance Vie s’est élevé à 98 milliards FCFA. Pendant la période de référence, le taux de couverture des engagements s'établit à 112,27 % pour l'ensemble du marché, tandis que la marge de solvabilité globale est confortable avec un taux de 353,17 %, au-dessus des exigences minimales.
Toutefois, les arriérés cumulés atteignent 31,8 milliards FCFA, ce qui traduit les défis persistants liés au recouvrement. Une situation qui a souvent mis à mal les compagnies d’assurance avec les difficultés constatées dans le règlement des sinistres. Ainsi, au-delà de leurs performances, le régulateur appelle les sociétés d’assurance à mettre un accent sur le règlement des sinistres en vue de rassurer les usagers.
Quelques indicateurs clés : Charge de Sinistre/Primes Acquises : Ce ratio s'établit à 52,50 % au niveau global (42,87 % en IARD et 70,62 % en Vie), indiquant la part des primes effectivement consacrée aux prestations. Résultat Technique Net / Primes Émises : La marge technique nette du marché ressort à 2,08 % après intégration de la réassurance.
En matière de cadence de règlement des sinistres qui représente la vitesse de paiement sur une période de trois ans, le classement 2024 distingue des entreprises diligentes tandis que certaines entreprises affichent des taux inférieurs sous la barre des 60 %, soulignant d'importantes disparités dans la qualité de service offerte aux usagers.