Au Cameroun, les débats s’intensifient depuis la révision constitutionnelle ayant introduit la fonction de vice-président. Cette nouvelle donne alimente de nombreuses interrogations sur l’identité de celui qui pourrait occuper ce poste stratégique, perçu comme crucial pour l’équilibre du pouvoir au sein du RDPC.
Si le nom de Franck Biya, fils du président Paul Biya, revient régulièrement dans les discussions, certaines voix plaident pour un choix fondé sur l’expérience et la compétence plutôt que sur des liens familiaux.
C’est notamment la position de l’écrivaine Calixthe Beyala. Dans une récente prise de parole, elle estime que « le Cameroun mérite mieux » et propose plusieurs profils qu’elle juge capables d’assumer cette responsabilité. Elle cite ainsi Philémon Yang, Joseph Dion Ngute, René Sadi, Maurice Kamto et Issa Tchiroma Bakary.
Tout en reconnaissant que de nombreux autres Camerounais pourraient également prétendre à cette fonction, elle critique par ailleurs la réforme constitutionnelle, qu’elle considère comme une manœuvre contestable.
« Bien sûr qu'une foultitude d'autres camerounais sont aptes à occuper la fonction, même si nous dénonçons avec force, le tripatouillage de la constitution qui est de facto le passage en force du gré à gré. », précise-t-elle.









