La fermeture n'est plus seulement souhaitée par l'autorité régionale : elle a pris la forme d'une mesure conservatoire. Après la visite du ministre de l'Industrie, l'usine de Douala-Bassa a été arrêtée et placée sous scellés.
La visite du ministre par intérim des Mines, de l'Industrie et du Développement technologique, Fuh Calistus Gentry, a produit une décision concrète. Une réunion de crise tenue le 3 novembre a débouché sur la mise à l'arrêt de Metafrique Steel et la pose de scellés, dans l'attente des conclusions de l'enquête. Cette évolution donne une base administrative au gel des activités, alors que la veille aucun arrêté formel n'avait encore été publiquement vérifié.
Le bilan humain s'est alourdi à cinq morts après le décès d'un blessé. Seize personnes avaient été admises à l'Hôpital général de Douala ; trois ont pu rentrer chez elles et deux restaient sous assistance respiratoire selon l'équipe médicale citée par Cameroon Tribune. Ces chiffres demeurent provisoires et doivent être actualisés auprès de l'hôpital ou du ministère de la Santé avant publication.
L'entreprise a avancé l'hypothèse d'un retour brusque de l'électricité, tandis que son premier communiqué évoquait un facteur extérieur. Ces éléments sont des déclarations de la société, pas des conclusions d'expertise. L'enquête doit examiner les installations électriques, les procédures de redémarrage, la prévention incendie et le respect d'éventuelles recommandations formulées après le sinistre d'avril 2026.
La mesure pose aussi la question des travailleurs. Un arrêt prolongé protège le site et les preuves, mais il fragilise les revenus des salariés et la chaîne d'approvisionnement. Les autorités devront préciser les conditions d'une éventuelle reprise : audit indépendant, remise aux normes, contrôle public et plan d'indemnisation. La sécurité industrielle ne se mesure pas au nombre de communiqués, mais à la capacité d'empêcher une répétition.









