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General News of Tuesday, 12 December 2017

Source: camer.be

Guerre Ambazonie: l‘armée gagne du terrain contre les séparatistes

Dix jours après la déclaration de guerre du chef de l’état, les forces nationales de défense ont arrêté et tué plusieurs sécessionnistes, lors d’affrontements armés.

La guerre contre les sécessionnistes fait rage dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest du pays. Depuis la déclaration de guerre du président Paul Biya à ces séparatistes autoproclamés qui font durer la crise en zone anglophone, les affrontements se multiplient entre partisans de la sécession et les forces de défense camerounaises. Chaque jour, le bilan s’alourdit un peu plus dans le camp des combattants de la République imaginaire d’Ambazonie.

Tenez par exemple, dans la nuit du 7 au 8 décembre dernier, des partisans de l’indépendance des régions anglophones ont échangé des coups de feu avec les forces nationales de défense et de sécurité dans certaines localités du département de la Manyu, particulièrement à Manfe, la ville chef-lieu. Et à en croire certaines indiscrétions, le bilan provisoire de ces affrontements reste de cinq soldats blessés, un gendarme tué et une dizaine d’assaillants abattus par l’armée camerounaise. Toujours selon nos informations, les assaillants se cacheraient au Nigeria voisin d’où ils lancent leurs offensives meurtrières avant de s’y replier ensuite.

Un ministre « ambazonien » arrêté (?)

Le 5 décembre dernier, l’on a appris cette fois que l’un des ministres du gouvernement utopique d’Ambazonie, en l’occurrence Ayaba Cho, ainsi qu’une dizaine de combattants pour l’indépendance de cet Etat imaginaire auraient été arrêtés par des éléments du Bataillon d’intervention rapide (BIR). Le même jour, trois autres sécessionnistes présumés ont été tués par l’armée camerounaise, au cours d’un échange de tirs, à la frontière avec le Nigeria.

Les assaillants armés, se réclamant du Scacuf (Southern Cameroons ambazonia consortium united front), l’aile armée du Southern Cameroons national Council (Scnc) – un mouvment classé terroriste par Yaoundé - ont attaqué le poste frontalier de Sanghang dans le département de la Manyu, mais la réponse de l’armée camerounaise a été sans appel.

Les forces nationales de défense et de sécurité ont en effet l’autorisation de « tirer ». Toutes les dispositions ayant été prises « pour mettre hors d’état de nuire ces criminels et faire en sorte que la paix et la sécurité soient sauvegardées sur toute l’étendue du territoire national », avait annoncé le 30 novembre dernier, le président de la République, Paul Biya, de retour du Sommet Union africaine – Union européenne en Côte d’Ivoire. Depuis, des contingents de militaires ont été déployés dans les deux régions touchées par la crise à l’effet de sécuriser la population et de riposter aux attaques sécessionnistes.