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Politique of Wednesday, 10 January 2018

Source: journalducameroun.com

Guerre Ambazonie: Me Akere Muna prédit le pire après l’arrestation de Sisiku

L’homme politique ayant annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2018 s’est exprimé au cours d’une interview diffusée sur une chaîne locale.

Me Akere Muna a donné sa vision de la situation actuelle du Cameroun, à l’orée des élections générales prévues cette année 2018. C’était au cours de la Grande interview, programme diffusé le mardi 9 janvier 2018, sur la chaîne Canal 2 international.

Au cours des échanges avec le journaliste Jean-Bruno Tagne, l’ancien bâtonnier s’est prononcé sur l’arrestation des leaders sécessionnistes au Nigeria. « Je n’ai pas été surpris par ces arrestations », a-t-il affirmé.

Pour lui, il s’agit d’un acte qui rentre en droite ligne avec l’attitude adoptée par le gouvernement depuis le début de la crise, à savoir la « répression ». Akere Muna pense que ces arrestations ne peuvent pas mettre un terme à la crise, mais qu’elles pourraient plutôt l’exacerber.

L’avocat maintient que seul le dialogue pourra permettre de calmer les tensions et, à cet effet, il a livré un exemple d’implémentation de ce dialogue.

« Aujourd’hui, il y a des villages entiers qui sont désertés par les populations. Qu’est-ce qui empêche au ministre de l’Administration territoriale de se rendre là où ces réfugiés sont et de leur dire « vous n’avez pas à venir mendier chez des gens, vos villages sont sécurisés, rentrons chez nous »? C’est ce genre de choses qui peuvent permettre d’initier un dialogue avec les principales personnes concernées, que sont les populations ».

L’initiateur du programme Now s’est prononcé en faveur du fédéralisme, dont le nombre d’Etats devra être décidé par les populations elles-mêmes, s’il accédait à la magistrature suprême. Une question qu’il promet de discuter avec les différents leaders de l’opposition, qu’il envisage de rencontrer. « J’ai reçu une correspondance du président Maurice Kamto. Je le rencontrerai les prochains jours. On verra ce que ça va donner », confie-t-il.

Akere Muna a aussi parlé du don présidentiel d’ordinateurs aux étudiants. Il pense que cette action n’était pas appropriée, et que le Cameroun aurait mieux fait de copier les exemples du Rwanda ou de la Côte d’Ivoire. L’avocat estime que les proches du président font preuve de beaucoup de zèle, ce qui justifie le choix des initiales de Paul Biya comme « marque d’ordinateurs ».

« Le Paul Biya que je connais, il n’aurait pas demandé qu’on mette son nom sur ces ordinateurs-là…Combien d’édifices vous connaissez au Cameroun qui portent son nom ? Vous connaissez une statue Paul Biya ? Il faut dire les choses comme elles sont, les autres, pour des besoins qu’ils maîtrisent, s’aventurent sur des chemins extraordinaires (….) le président n’a même pas fait état de cela dans son discours » fait-il remarquer en guise de conclusion sur ce sujet.