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General News of Monday, 29 January 2018

Source: camer.be

Etoudi: une réunion d’urgence convoquée sur le cas Ayuk Tabe

La confusion règne autour de l’extradition à Yaoundé du président de l’Ambazonie et compagnie.

De sources généralement bien informées, une réunion d’urgence du Conseil national de la sécurité (Cns) s’est tenue vendredi dernier au palais de l’Unité, en début de soirée. Ont pris part à cette rencontre présidée par le secrétaire permanent de cette instance, Paul Atanga Nji, le ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo ; le délégué général à Sûreté nationale, Martin Mbarga Nguélé ; le directeur général de la recherche extérieure, Léopold Maxime Eko Eko ; le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, René Sadi ; le directeur de la sécurité présidentielle, Ivo Desencio Yenwo ; le commandant de la garde présidentielle, Raymond Charles Beko’o Abondo ; le directeur central de la coordination au secrétariat d’Etat à la défense, Daniel Elokobi Njock et les gouverneurs des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

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Difficile de savoir s’il s’agit d’un pur hasard du calendrier, mais cette réunion est intervenue quelques heures seulement après que des télévisions françaises, France 24 et Tv5 Afrique en l’occurrence ont commencé à diffuser en boucle des informations faisant état de l’extradition vers le Cameroun, dans la soirée jeudi dernier, de Sisiku Ayuk Tabe et compagnie.

Le président de l’Ambazonie , huit membres de son gouvernement et le leader du Southern Cameroons National Council (Scnc), Nfor Ngala Nfor, seraient détenus au secrétariat d’Etat à la défense (Sed). Aucune source officielle n’a pour l’instant confirmé cette information. Et comme lors de leur arrestation le 5 janvier dernier à Abuja au Nigeria, les gouvernements camerounais et nigérian se murent dans le silence. Visiblement dubitatif, le ministre de la Communication du mouvement indépendantiste anglophone, Chris Anu, ne confirme pas l’information.

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Un membre du collectif des avocats de la bande à Sisiku Ayuk Tabe établi à Yaoundé indique que tout est confus pour l’instant. «Nous avons appris via les médias qu’ils seraient détenus désormais dans une prison secrète à Yaoundé. Les éléments en notre possession ne permettent pas de confirmer ou d’infirmer ces informations», confie-t-il. Un haut gradé de l’armée camerounaise estime pour sa part que l’information relative à l’extradition ou non de ces personnes relève du secret-défense.

Dans un communiqué rendu public le 24 janvier dernier, le Haut-commissariat ses Nations unies pour les réfugiés (Hcr) disait avoir eu les assurances des autorités du Nigeria qu’elles n’extraderaient pas les sécessionnistes qu’elles détenaient vers le Cameroun. Or, entre les deux pays voisins, il existe un accord de coopération judiciaire vieux de 46 ans.

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Sur les antennes de France 24, le 23 janvier dernier, le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, a juste indiqué que les leaders sécessionnistes se trouvaient «quelque part» et que dans leur posture, ces derniers jouissaient «de tous les droits que confère leur position actuelle». Il a surtout semblé faire un lien entre l’arrestation de la bande à Ayuk Tabe par les autorités nigérianes et le mandat d’arrêt émis contre elle par le Cameroun.