Actualités of Friday, 4 September 2026

Source: www.camerounweb.com

CONFIDENTIEL : Paul Biya a rendu un grand service à Martinez Zogo

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Si la mutation surprise du commissaire du gouvernement Cerlin Belinga alimente les interrogations sur une possible ingérence politique, elle est accueillie très différemment du côté de la partie civile. Une enquête de Jeune Afrique donne la parole à l'avocat de la famille de Martinez Zogo, dont la réaction éclaire d'un jour nouveau les tensions qui ont marqué la conduite de cette procédure depuis son ouverture.



Selon Jeune Afrique, Me Calvin Job, qui défend la famille de la victime, considère le départ du commissaire du gouvernement comme une véritable bouffée d'air pour la procédure. L'avocat affirme avoir accumulé de nombreux désaccords avec Cerlin Belinga depuis la phase d'instruction elle-même, reprochant à ce dernier de ne pas avoir suffisamment défendu les intérêts de la partie civile, alors même que sa fonction aurait dû, selon lui, l'y conduire naturellement.



L'enquête rappelle à cet égard un épisode révélateur : lors de l'audition de l'expert Bell Bitjoka fin juin, plusieurs observateurs avaient jugé que les questions du commissaire du gouvernement s'étaient concentrées de manière disproportionnée sur les liens personnels de Martinez Zogo avec de hauts responsables de l'État, notamment Ferdinand Ngoh Ngoh lui-même, plutôt que sur l'exploitation exhaustive des téléphones des principaux accusés — un choix qui avait déjà inquiété les avocats de la partie civile emmenés par Félicité Zeifman.



Ce que cette enquête de Jeune Afrique met en évidence, c'est l'attente prudente mais réelle placée par la partie civile dans le nouveau commissaire du gouvernement, André Atemengue Omgba, appelé à reprendre le dossier dans un climat de suspicion générale. Reste à savoir si ce changement d'acteur judiciaire permettra réellement de réorienter la conduite du procès dans un sens plus favorable à la manifestation de la vérité recherchée par la famille de la victime, ou si les mêmes pressions institutionnelles continueront de peser sur l'instruction, quel que soit le nom du magistrat qui l'incarne.