Une liste faisant état de 65 démissionnaires, ainsi que la lettre de retrait d’un membre du comité communal, viennent alimenter cette séquence de départs. Si Justin Aimé Ledoux invoque des raisons personnelles, Nourane Foster avait pour sa part évoqué des divergences idéologiques avant de rejoindre le PSG.
Le départ de Nourane Foster s’accompagne de défections dans les structures locales du Parti camerounais pour la réconciliation nationale. À Douala 5ᵉ, deux documents permettent de préciser l’ampleur annoncée du mouvement : une lettre signée Nkakeu Fonkou Justin Aimé Ledoux, membre du comité communal, et une liste de membres démissionnaires du sous-comité communal de Sable.
Dans son courrier du 26 septembre 2026, adressé au président du comité communal, Justin Aimé Ledoux annonce son retrait de son poste, de toute autre fonction et de sa qualité de militant, à compter de la réception de sa lettre. Il invoque des raisons personnelles, sans développer de grief contre la direction nationale. Il remercie les responsables et militants pour leur collaboration et demande la mise à jour des registres du parti.
Le même 26 septembre, Nourane Moluh Hassana épouse Fotsing, connue sous le nom de Nourane Foster, avait annoncé sa démission avec effet immédiat. Élue députée du Wouri-Est sous les couleurs du PCRN en 2020, elle invoquait des divergences idéologiques et annonçait rejoindre le Pacte social pour la gouvernance (PSG).
Cette rupture avait elle-même un précédent familial et politique : Firmin Fotsing, son époux et ancien délégué régional du PCRN pour l’Ouest, avait quitté le parti le 21 octobre 2025. Il évoquait alors un décalage entre les attentes de la jeunesse et les réponses apportées par sa formation. Son départ précède donc celui de Nourane Foster de près d’un an.
Face à la démission de la députée, le PCRN avait officiellement pris acte de sa décision. Dans sa réponse, Anne Féconde Noah, porte-parole du président national, accusait réception du courrier et des affirmations qu’il contenait.
Pour Cabral Libii, l’enjeu dépasse désormais la perte d’une personnalité visible. Une députée porte la représentation publique du parti ; les responsables communaux et les militants assurent son implantation quotidienne. Leur départ peut affecter la mobilisation de proximité, l’organisation des activités et la préparation des échéances électorales. L’ampleur de cet impact reste toutefois impossible à mesurer sans connaître les effectifs actifs du PCRN dans les secteurs concernés.
Boris Bertolt
"/>
"/>
"/>









