À Fotokol, dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, des personnels de santé exerçant dans des conditions précaires contestent la contractualisation de trois personnes qui, selon eux, ne seraient plus en activité dans l’établissement depuis le recensement de 2022.
Des personnels de santé de Fotokol dénoncent les conditions de sélection des bénéficiaires de récentes mesures de contractualisation. Selon leur témoignage, les trois personnes retenues ne seraient plus en activité dans l’établissement depuis le dernier recensement, réalisé en 2022.
La reconnaissance de leur travail se fait attendre. À Fotokol, dans l’Extrême-Nord, des soignants exerçant dans des conditions précaires contestent des décisions qui, à leurs yeux, écartent les personnels assurant quotidiennement la prise en charge des patients.
Selon leur dénonciation, aucun des trois bénéficiaires annoncés ne serait actuellement en poste dans l’hôpital concerné. Ils évoquent des personnes travaillant désormais pour des organisations non gouvernementales, parties à l’étranger ou décédées.
Les auteurs de l’alerte affirment que 95 % de l’effectif serait constitué de bénévoles. Ils signalent également la présence d’un médecin en situation précaire qui pratiquerait des interventions au bloc opératoire pour répondre aux besoins de la population.
Leur principale interrogation porte sur les critères de sélection : comment les présences effectives ont-elles été contrôlées ? Les données du recensement de 2022 ont-elles été actualisées ? Quelle place a été accordée à l’ancienneté et aux services réellement assurés ?
La contestation s’accompagne d’une menace de cessation d’activité. Les signataires annoncent qu’en l’absence de réponse, ils pourraient suspendre leur travail et laisser fonctionner l’établissement avec les quatre fonctionnaires qu’ils disent y être affectés, tout en contestant leur présence régulière. Aucune date d’arrêt n’est précisée.
Boris Bertolt









