Infos Santé of Wednesday, 9 September 2026

Source: www.camerounweb.com

Kinésithérapie : 138 patients et une profession qui veut sortir de l’ombre

Un kinésithérapeute accompagne la rééducation d’un patient à l’Hôpital central de Yaoundé Un kinésithérapeute accompagne la rééducation d’un patient à l’Hôpital central de Yaoundé

La rééducation commence souvent après que l’urgence médicale a quitté les projecteurs. À Yaoundé, les kinésithérapeutes rappellent que récupérer un mouvement, une parole ou une autonomie fait pleinement partie du soin.

Le service de kinésithérapie de l’Hôpital central de Yaoundé a marqué le 8 septembre par une rencontre scientifique, un engagement déontologique et le bilan d’une semaine de consultations gratuites. Cent trente-huit patients auraient été reçus du 1er au 7 septembre.

Huit personnes ont été orientées vers d’autres services et quatre cas d’hypertension sévère auraient été détectés, avec des valeurs annoncées autour de 220 mmHg. Ces chiffres rappellent qu’une séance de rééducation suppose aussi une évaluation globale et une capacité d’orientation médicale.

La profession demande une reconnaissance plus claire de son statut, de ses compétences et de ses règles.

Au-delà du titre, le patient a besoin de praticiens formés, enregistrés, soumis à une déontologie et intégrés aux équipes qui prennent en charge AVC, traumatismes, douleurs et handicaps.

Le débat doit éviter la querelle de vocabulaire. L’enjeu concret est l’accès : coût des séances, nombre de professionnels, continuité après l’hôpital et présence hors des grandes villes. Une journée gratuite révèle la demande ; elle ne remplace pas un parcours de soins durable.