Le montant attire l’attention, mais l’enjeu se trouve dans sa destination : médicaments, prévention, laboratoires, personnels ou systèmes de données. Sans ventilation, l’annonce reste difficile à évaluer.
Le Cameroun et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ont dressé le bilan d’un partenariat engagé depuis 23 ans. Une enveloppe ou un renforcement de 1,6 milliard de FCFA a été évoqué à l’issue d’échanges tenus à Yaoundé.
Sur l’ensemble de la coopération, les financements cumulés sont présentés autour de 1,2 milliard d’euros, soit environ 787 milliards de FCFA. Ces ressources ont accompagné l’achat de traitements, la prévention, le diagnostic et le renforcement de dispositifs de santé publique.
Les montants agrégés ne suffisent toutefois pas à mesurer le progrès. Pour chaque maladie, il faut regarder l’accès aux tests, la continuité des médicaments, la réduction des décès et les différences entre régions. Les ruptures de stock ou l’éloignement d’un centre peuvent annuler l’effet d’un financement disponible sur le papier.
La nouvelle phase devrait donc être présentée avec une ventilation, un calendrier et des indicateurs accessibles. Le partenariat a la durée d’une génération. Sa crédibilité future dépendra de sa capacité à montrer ce que chaque franc supplémentaire change pour le patient avant, pendant et après le traitement.









