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Health News of Tuesday, 26 April 2016

Source: cameroon-tribune.cm

Une lueur d’espoir à Yaoundé contre l’infertilité

Ce projet ambitionne la construction d'une usine de production de 60 000 tonnes de sucre par an.

Les dernières nouvelles au sujet du complexe sucrier de Batouri, ambitieux projet localisé dans l'interzone de Batouri et Bertoua, dans la région de l'Est, font état de ce que les travaux de terrassement ont repris depuis trois semaines sur le site.

Une petite lueur d'espoir pour les ouvriers en chômage technique depuis des mois qui commençaient déjà à désespérer de ce projet présenté comme l'un des vecteurs de développement de cette région. . Il cherche des investisseurs sérieux, mieux des repreneurs, après les premières tentatives foireuses de mobilisation de fonds.

Des sources proches du dossier indiquent d'ailleurs que le protocole d'accord que le promoteur Dieudonné Dong Thry Dong avait signé avec l'Etat du Cameroun le 13 avril 2012 ne serait plus d'actualité. L'Etat se serait désengagé du projet qui devrait désormais revêtir le caractère purement privé. Selon les proches du promoteur, ce verrou qui empêchait les investisseurs de financer le projet a été levé au terme d’âpres négociations.

Faut-il préciser que le complexe industriel de Batouri nécessite un investissement de 60 milliards de francs Cfa, pour la construction d'une usine de production de 60 000 tonnes de sucre par an ; la mise en place des plantations de canne à sucre sur une superficie de 32 000 hectares. Le projet envisage aussi la mise en place d'une unité de production d'électricité de 20 mégawatts à partir des déchets de l'usine.

Au départ, c'est un projet privé à but collectif qui a reçu l'onction des pouvoirs publics. Le promoteur Dieudonné Dong Thry Dong s'est entouré des Indiens pour leur expertise en la matière. C’est ainsi que le consortium indo-camerounais s'est constitué pour créer la société Justin Sugar Mills (JSM), avec siège à Batouri.

Selon les termes du protocole d'accord du 13 avril 2012, cette société est liée au gouvernement camerounais, représenté par le ministère des Mines, de l'Industrie et du Développement technologique (MINMIDT). Et elle devrait conduire le projet sur une période de dix ans renouvelable.

La première tentative de mobilisation de fonds va échouer suite aux incompréhensions entre les partenaires. Le consortium indo-camerounais qui a l'exclusivité de la conduite du projet encaisse alors 562 millions de la part du FEICOM au titre de participation au capital des 11 communes de l'Est.

De même que le ministère de l'Economie, de la Planification et de l'Aménagement du territoire qui débloque 138 millions. A peine la JSM démarre ses activités que le MINMIDT dénonce des dysfonctionnements dans son management et exige l’audit des comptes débloqués par les pouvoirs publics. Toutes choses qui conduisent à la résiliation du protocole d'accord, qui, du point de vue du promoteur, relevait alors de l’arbitraire.

Toujours est-il que la JSM est en difficulté. Et le MINMIDT procède au lancement de l'appel international à manifestation d'intérêt, en novembre 2014. La société marocaine, COSUMAR, leader marocain du marché sucrier, s'adjuge le projet, au détriment de deux autres soumissionnaires, précisément le groupe Somdiaa, qui, à travers sa filiale Société sucrière du Cameroun (SOSUCAM), domine le marché camerounais du sucre et l'entreprise Sunraise Sugar Agro-Industry.

La JSM, appelée à soumissionner, n'a pas pris part à la sélection. Après la première visite sur le terrain, COSUMAR se retire, au motif que la JSM, porteur du projet, était déjà sur le terrain. Et que rien n’était clair. Aujourd’hui, la donne a changé. La JSM a certes repris l’exclusivité du projet. Mais, l'équation du financement du complexe sucrier reste entière.

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