Douala Fiesta annonce sa septième édition du 18 décembre au 2 janvier, avec un objectif de 100 000 visiteurs. La programmation veut mêler spectacle populaire et économie créative, notamment à travers des rencontres B2B prévues du 21 au 23 décembre.
La période des fêtes offre une forte audience : familles, diaspora et visiteurs régionaux convergent vers la capitale économique.
Pour les organisateurs, cette affluence peut devenir une vitrine pour la musique, la mode, l’artisanat, la restauration et les services événementiels.
Mais le nombre d’entrées ne dit pas tout. Un festival peut être très fréquenté et laisser peu de revenus aux artistes ou aux petites entreprises. Les indicateurs les plus utiles seraient le montant des cachets, la part de prestataires locaux, les ventes réalisées et les contrats issus des rencontres professionnelles.
L’événement devra également maîtriser sécurité, transport, bruit, déchets et accessibilité. Une ville hôte ne reçoit pas seulement une scène ; elle absorbe des flux et des coûts. Un plan clair de mobilité et de propreté peut transformer la fête en expérience urbaine positive.
La cible de 100 000 visiteurs crée une attente. Pour la rendre crédible, les organisateurs gagneraient à préciser la méthode de comptage et à publier un bilan économique après l’événement. Ce serait une manière de traiter la culture comme un secteur productif, pas seulement comme une animation.









