Virginie E., une ingénieure en génie civil de 35 ans, a réapparu le dimanche 18 octobre 2026 après plus d’un mois de disparition, survenue un mois après son mariage avec Noël Saturnin T.
Recherchée depuis le 15 septembre, Virginie E., ingénieure de 35 ans, a refait surface dimanche dernier, disant avoir été enlevée de façon mystérieuse par un inconnu et détenue à Kribi. Une histoire étrange a été contée à la police dimanche dernier par Virginie E., ingénieure de génie civil de 35 ans. Histoire étrange dans un contexte étrange. La concernée était portée disparue depuis un peu plus d'un mois, disparition constatée un mois après son mariage avec Noël Saturnin T., 42 ans, ingénieur en génie électrique. C'est d'ailleurs lui qui donnera l'alerte, selon les informations obtenues par CT sur l'affaire. Noël et Virginie se sont mariés le 15 août 2026 à Douala. Le mari est donc en mode « lune de miel » quand son ciel s'assombrit le 15 septembre dernier. Rentré ce soir-là à son domicile sis à Pk 12, lieudit « Ngo Njoh » (côté Douala III), il ne trouve pas son épouse. Vers 23h, il l'appelle. Aucun numéro ne passe. Noël joint alors sa belle-sœur, Véronique, à New Bell (Douala II). Celle-ci explique qu'elle n'a pas cherché sa sœur depuis le lendemain du mariage, estimant qu'il fallait laisser le couple en paix.
Le lendemain, la nouvelle de la disparition s'élargit aux cercles familiaux des époux. Les recherches commencent, plus ou moins orthodoxes. La police est saisie, qui mentionne l'affaire sur sa main courante. Certains parents se rapprochent d'un homme d'église. Lequel dit que Virginie a été enlevée mais est en vie. D'autres explorent la piste d'un « tradi ». Pour ce dernier, l'épouse de Noël a été enlevée et tuée... mais sa dépouille sera retrouvée. Une « source » familiale soutient que la jeune femme a été « vendue » mystiquement par un parent...
Noël Saturnin s'en remet à Dieu. Dimanche en début de soirée, il reçoit un appel. Virginie est réapparue. Chez Virginie. Elle est amaigrie et a l'air hagard. La dame a été retrouvée sous la véranda, par la maisonnée qui rentrait de l'église. Pressée de questions, elle a d'abord éclatée en sanglots. Avant de demander à boire, puis de parler.
À en croire la « revenante », de retour d'une rencontre professionnelle à Akwa le 15 septembre, elle s'est retrouvée à attendre un taxi au carrefour « Ancien Dalip ». N'en trouvant pas et n'étant pas fan de moto, elle s'est mise à héler des voitures « personnelles ». Un automobiliste l'a prise pour Ndokoti. Après un échange, notamment pour savoir où elle allait après Ndokoti, Virginie dit qu'elle a comme perdu connaissance. Elle émergera de ce brouillard en pleine nuit, pour entendre son conducteur lui dire : « Nous déjà sommes arrivés. » À sa question : « Nous sommes où ? », l'homme répondra : « À Kribi. » Dépourvue de volonté, Virginie a ensuite été conduite dans une maison, au bord de l'eau, par un autre inconnu. Le concerné lui aurait régulièrement donné à manger, et entretenu des rapports sexuels à haute fréquence avec elle. Pendant tout ce temps, elle ignorait où étaient ses téléphones, et ne songeait pas à fuir.
Jeudi dernier, l'inconnu est sorti et n'est plus revenu. Le lendemain, Virginie est sortie du logis. Elle croisera un homme portant deux pagaies, qui lui dira, après échange, qu'elle était dans une « maison de pêcheurs ». Virginie est ensuite conduite à un piroguier, et après environ une heure sur l'eau, elle touche terre ferme, et reçoit 300 F de ce transporteur bénévole pour une moto devant la conduire au centre de Kribi. La police n'indique pas à quoi elle a passé la journée de samedi. Toujours est-il que c'est dimanche qu'elle arrive chez sa sœur, après avoir supplié un transporteur de l'embarquer à crédit... Noël Saturnin a dit qu'il ne croyait pas à cette histoire, et demandé à Véronique de garder sa sœur.
A. N









