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Diasporian News of Monday, 23 April 2018

Source: afrikipresse.fr

Maroc: 20 ans de prison pour une Camerounaise

Dans l’affaire d’Août 2017 mettant en scène à Casablanca au Maroc, de jeunes camerounais bastonnant deux ivoiriennes mises nues, la Justice du Royaume chérifien a tranché, près de 9 mois après.

La dame, à l’origine des faits, surnommée Nikita, de nationalité camerounaise, qui avait fait appel à ses compatriotes pour accomplir la sale besogne a pris 20 ans de prison fermes. Elle doit verser à Chantal Koré et Nina Ozoua, les deux victimes, la somme de 160 mille Dirham, soit un montant de 11 millions de Francs Cfa.

L’un des bourreaux des ivoiriennes, qui avait participé à la séquestration et au viol, arrêté lui aussi a écopé d’une peine plus sévère : 30 ans de prison fermes. Ses deux autres complices en fuite, sont toujours recherchés par la Police marocaine.

Ces informations ont été livrées par Chantal Koré qui se dit satisfaite du verdict. La jeune dame a ajouté : « C’est notre avocate marocaine qui nous a appelées pour nous donner cette information. Puis, elle nous a demandé de rentrer au Maroc parce que le juge qui a demandé à nous rencontrer ; mais aujourd’hui, nous n’avons pas les moyens de rentrer. Nous ne pouvons pas nous acheter de billets d’avion.

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Actuellement où je vous parle, je vis même chez une amie. (…) Lorsque nous étions au Maroc, et que l’affaire a éclaté, nous avions été appelées par la ministre Mariatou Koné, chargée de la Femme, de la Protection de l’Enfant et de la Solidarité. Nous étions même régulièrement en contact avec elle, car elle avait promis nous apporter de l’aide.

D’ailleurs lorsque nous sommes revenues en Côte d’Ivoire, à Abidjan (16 mars 2018 : Ndlr), nous l’avons appelée les jours qui ont suivi et elle nous a dit qu’elle nous rappelait puisqu’elle a dit qu’elle était au volant; depuis lors, rien ! Non seulement elle ne nous a jamais appelées et pis, lorsqu’on l’appelle, elle ne décroche plus, jusqu’aujourd’hui (Ndlr : 20 avril 2018).

Nous n’avons pas un seul pécule pour nous acheter des billets d’avion, alors que le juge nous attend là-bas, à Casablanca. Nous lançons à travers votre média, un appel aux autorités, à la Direction des Ivoiriens de l’étranger, à toutes les bonnes volontés …».