La signature a donné une direction ; les chiffres donnent la mesure du risque. Sur 860,5 milliards de FCFA prévus pour cinq ans, 76,4 % restent à mobiliser.
Le nouveau cadre de coopération Cameroun–Nations unies pour 2027-2031 chiffre ses besoins à 860,5 milliards de FCFA. Les ressources déjà identifiées atteignent 203,2 milliards, soit 23,6 %. L’écart de 657,3 milliards ne signifie pas que tout doit être payé immédiatement : il mesure le financement à mobiliser progressivement auprès de l’État, des agences, des bailleurs et d’autres partenaires. Mais il interdit de lire les objectifs comme des résultats acquis.
Le pilier du développement humain absorbe 427,6 milliards, dont 111 milliards disponibles ; celui de la transformation économique et du climat, 275,4 milliards, dont 43,2 milliards identifiés ; la gouvernance et la paix représentent 157,5 milliards, avec 48,9 milliards disponibles. Les cibles annoncées — 95 % d’accouchements assistés, 95 % de vaccination, achèvement universel du primaire et protection sociale pour 40 % des personnes vulnérables — appellent des coûts unitaires et des calendriers publics.
Le premier risque est la dispersion entre trop de promesses. Le second est une mobilisation tardive qui finance des ateliers mais retarde les services. Un tableau de bord annuel devrait montrer engagements, décaissements, dépenses exécutées, résultats par région et part couverte par des financements nationaux. Le déficit n’est pas seulement un appel aux bailleurs : il oblige à choisir, séquencer et expliquer ce qui sera protégé si les ressources n’arrivent pas.









