Au-delà de la répression, le Cameroun semble accorder également une attention particulière à la prévention : des modules relatifs aux droits de l'homme et au droit international humanitaire sont intégrés dans les programmes de formation des forces de défense et de sécurité, ainsi que dans ceux de l'École nationale d'administration et de magistrature et de l'École nationale d'administration pénitentiaire.
En ce qui concerne les libertés publiques, l'espace démocratique camerounais demeure marqué par le pluralisme politique et médiatique. Le pays compte plusieurs centaines de partis politiques ainsi qu'un nombre important de chaînes de télévision, de stations radio et d'organes de presse.
L'exercice des libertés d'expression, d'association et de manifestation est garanti par la Constitution et les lois de la République, compte tenu des exigences liées à la protection des droits d'autrui et de l'ordre public et de la sécurité. Enfin, l’expert de l’ONU, M. Eheth a insisté sur le fait que son pays était confronté à des attaques terroristes du fait de Boko Haram, dans le nord du pays, de même qu’à des exactions commises par des groupes séparatistes, dans le Nord-Ouest : ces actes de violence touchent principalement les populations civiles et mettent à mal les infrastructures publiques, comme les écoles ou les hôpitaux.
Dans ce contexte, les forces de sécurité et de défense opèrent conformément aux obligations internationales. Si des faits de manquement ou d'inconduite sont avérés, la responsabilité des auteurs est dûment engagée, a assuré le Représentant permanent.
Des questions des experts ayant porté sur la participation aux affaires publiques, la délégation camerounaise a précisé que la loi assurait un accès égal aux médias et au financement transparent, la liberté de campagne, l'impartialité des organes électoraux et des règles claires du processus électoral.
Les candidats aux élections présidentielles de 2018 et 2025, aux législatives et municipales de 2020, notamment, ont bénéficié d’un traitement équitable dans l’allocation des financements publics, dans le suivi des inscriptions sur les listes électorales, dans la répartition des temps d’antenne et dans l’accompagnement sécuritaire, a assuré la délégation.
La délégation a insisté sur le fait que l'État n'avait pas pour but d'empêcher les partis d'opposition de se réunir : des centaines de réunions et manifestations politiques ont lieu chaque jour et sans interdiction. Elle a aussi mis en avant le fait que le refus d’enregistrer un parti ou une organisation était encadré par la loi, toute décision étant susceptible de recours juridictionnel.









