La formation donne des outils, mais la participation se mesure à l’accès aux décisions. Les jeunes devront désormais être associés aux données, aux budgets et au suivi des services d’eau, pas seulement invités aux cérémonies.
L’UNESCO a rendu compte le 29 octobre d’un programme organisé à Yaoundé dans le cadre de Youth4Water. Cinquante jeunes professionnels, retenus parmi 101 candidatures, ont travaillé sur les sciences de l’eau, l’engagement citoyen et la formulation de solutions. L’initiative associe la Commission nationale pour l’UNESCO, des organisations de jeunesse, des acteurs publics et des partenaires techniques. Elle répond à un constat simple : les jeunes vivent les défaillances du service, mais participent rarement à sa planification.
La gouvernance de l’eau exige pourtant des informations difficiles à obtenir : qualité, continuité, pertes du réseau, coûts, investissements et responsabilités entre collectivités et opérateurs. Une formation utile doit permettre aux participants de lire ces données, documenter les problèmes et dialoguer avec les administrations. Sans mécanisme institutionnel, leurs projets risquent de rester des exercices présentés à la clôture.
La prochaine étape pourrait être un réseau de suivi local, avec petits financements, mentorat et accès aux réunions publiques. Les propositions devraient être publiées, puis évaluées à six et douze mois. Le programme gagnerait aussi à associer les jeunes des zones rurales et des régions touchées par les crises. Placer la jeunesse au centre ne signifie pas lui demander de réparer bénévolement les services ; cela signifie lui donner une voix, des données et des moyens de demander des comptes.









