Invité de l'émission Le Grand Oral sur Actualité 1, le président du parti Jouvance, Valère Bessala, est monté au créneau pour défendre Issa Tchiroma Bakary, dont le parti, le FSNC, a été suspendu pour trois mois par le ministère de l'Administration territoriale. Selon lui, aucune loi n'interdit à un leader politique de résider à l'étranger, et l'argument avancé par les autorités ne tient pas juridiquement.
C'est une défense qui entend démonter les arguments de l'administration. Invité de l'émission Le Grand Oral sur Actualité 1, Valère Bessala, président du parti Jouvance, a vivement critiqué les motifs de la suspension du Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC), décidée par le ministre Paul Atanga Nji le 27 octobre 2026.
« Issa Tchiroma n'est pas le FSNC. D'un, Issa Tchiroma était le candidat du FSNC. Et deux, Issa Tchiroma s'est retrouvé en Gambie en tant qu'individu, même s'il cumule cette qualité avec celle de président du parti », a-t-il déclaré d'emblée.
Une manière de dire que la confusion entre l'homme et la formation politique ne saurait justifier une mesure frappant l'ensemble du parti. Pour Bessala, l'exil de Tchiroma est un fait personnel, qui ne saurait engager la responsabilité de la structure qu'il dirige.
« Aucune loi n'interdit à un leader de parti de résider à l'étranger »
Le président de Jouvance a ensuite démonté un autre des motifs invoqués dans l'arrêté du MINAT : la résidence de l'un des dirigeants statutaires à l'étranger. « Aucune loi de cette République ne fait obligation à un leader de parti politique de résider en permanence au Cameroun », a-t-il affirmé.
Une affirmation qui renvoie l'administration à ses contradictions. Si le droit camerounais n'impose pas une telle obligation, comment justifier qu'un parti soit suspendu pour un fait qui n'est pas illégal ?
Cette sortie de Valère Bessala rejoint les critiques formulées par le PCRN et le MPSC, qui ont tous deux appelé le ministre Atanga Nji à reconsidérer sa décision. Pour ces partis, la suspension du FSNC s'inscrit dans une logique de neutralisation de l'opposition à l'approche des échéances électorales de 2027.









