Le groupe luxembourgeois a ramené ses acquisitions d’actifs à 14,86 millions d’euros et déprécié certains actifs. Le signal appelle une lecture par filiale, par culture et par territoire.
Le groupe agro-industriel Socfinaf a réduit de 22 % ses acquisitions d’actifs au Cameroun en 2025, à 14,86 millions d’euros, soit environ 9,75 milliards de FCFA. Ses comptes font aussi apparaître des dépréciations d’actifs de plantation, un signe que certaines attentes de rendement ou de valeur ont été revues.
Une baisse d’investissement peut traduire la fin d’un cycle de travaux, une discipline financière ou des difficultés plus profondes : prix agricoles, climat, vieillissement des plantations, tensions sociales ou contraintes foncières. La dépréciation comptable ne signifie pas nécessairement fermeture ; elle reconnaît que des actifs valent moins que prévu selon les hypothèses retenues.
L’enjeu camerounais dépasse le bilan du groupe. Les plantations structurent l’emploi, les villages riverains, les sous-traitants et les exportations.
Une lecture responsable doit donc vérifier les programmes de replantation, les effectifs, les engagements environnementaux et les relations avec les communautés. Socfinaf devrait expliquer les actifs concernés et la trajectoire 2026. Sans cette précision, le recul de 22 % est un signal, pas encore un diagnostic.









