Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a un nouveau visage. Ce samedi 17 octobre 2026, Tiriane Balbine Noah a été plébiscitée présidente du parti par la majorité des délégués réunis en convention extraordinaire au siège national, à Odza. Elle succède à Maurice Kamto, démissionnaire le 8 septembre dernier, et devient la première femme à diriger l'un des principaux partis d'opposition du pays.
C'est une journée qui restera dans l'histoire politique du Cameroun. Ce samedi 17 octobre 2026, au siège national du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, à Odza, les délégués du parti se sont réunis en convention extraordinaire pour élire leur nouveau président. Et c'est une femme qui a été portée à la tête de la formation : Tiriane Balbine Noah.
Selon les informations recueillies, l'élection s'est déroulée dans une ambiance « très conviviale et chaleureuse ». Avant l'ouverture des travaux, le quorum a été vérifié conformément aux textes du parti. Selon les statuts du MRC, le quorum est atteint lorsque les deux tiers au moins des fédérations régionales sont représentés. Sur les 17 fédérations que compte le parti, la totalité était présente. Le quorum a donc été largement atteint.
Tiriane Balbine Noah était en concurrence avec Pierre Emmanuel Binyam. Mais ce dernier a finalement décidé de se retirer de la course, quatre jours avant le scrutin, pour éviter une défaite qu'il aurait jugée humiliante. Une décision qui a laissé le champ libre à l'actuelle présidente par intérim du parti.
C'est la toute première fois dans l'histoire du Cameroun qu'une femme est élue à la tête de l'un des principaux partis d'opposition. Un fait majeur qui contraste avec la longévité au pouvoir de Paul Biya, à la tête du RDPC depuis sa création en 1985, et de la République depuis 1982.
Cette élection intervient après la démission de Maurice Kamto de la présidence du MRC, le 8 septembre 2026, et celle de son premier vice-président, Mamadou Mota. Le parti a donc organisé ce rassemblement pour élire sa nouvelle direction et tourner la page d'une crise interne qui l'avait fragilisé.









