Actualités of Sunday, 18 October 2026

Source: www.camerounweb.com

URGENT : Le lieutenant-colonel Ayissi Nanga arrêté à son domicile à Yaoundé

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Le lieutenant-colonel Ayissi Nanga Parfait, commandant en second de la Légion de gendarmerie du Sud et témoin clé dans l'affaire Martinez Zogo, a été arrêté ce samedi 17 octobre 2026 en fin d'après-midi à son domicile du quartier Golf, à Yaoundé. Selon nos informations, il a été interpellé et menotté à 16h47 par une escouade de gendarmes conduite par le colonel Joseph Désiré Nguele, commandant de la Légion de gendarmerie du Centre.

C'est un dénouement qui était redouté. Le lieutenant-colonel Ayissi Nanga Parfait, commandant en second de la Légion de gendarmerie du Sud et témoin clé dans l'affaire Martinez Zogo, a été arrêté ce samedi 17 octobre 2026, en fin d'après-midi, à son domicile du quartier Golf, à Yaoundé.

Une interpellation à 16h47

Selon les informations recueillies, l'officier a été interpellé et menotté à 16h47 par une escouade de gendarmes conduite par le colonel Joseph Désiré Nguele, commandant de la Légion de gendarmerie du Centre. L'intervention s'est déroulée à son domicile, où il se trouvait retranché depuis plusieurs jours.

« Comment peut-on venir m'interpeller sans mandat d'amener ? »

Selon nos sources, le lieutenant-colonel Ayissi Nanga s'est montré très en colère contre le colonel Nguele, à qui il reproche le non-respect de la loi. « Comment peut-on venir m'interpeller sans mandat d'amener comme le demande la loi ? » se serait-il indigné au moment de son arrestation.

Une question qui résonne de manière particulière au Cameroun, où des opposants et militants politiques ont souvent été interpellés à leur domicile par des hommes en tenue cagoulés, sans mandat, et parfois soumis à des sévices corporels.

Un témoin qui se disait menacé

Cette arrestation intervient dans un contexte particulièrement tendu. Le 13 octobre 2026, le lieutenant-colonel Ayissi Nanga avait créé la stupeur en faisant irruption dans la salle d'audience du Tribunal militaire de Yaoundé, en pleine cross-examination du colonel Dieudonné Bialo. Tremblant de peur, il avait affirmé détenir les preuves relatives à l'assassinat de Martinez Zogo et à ses véritables commanditaires, se déclarant menacé de mort.

Quelques jours plus tôt, selon des informations exclusives, il aurait adressé une lettre au ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo, dans laquelle il affirme avoir été victime d'une tentative d'assassinat le 19 août 2026 à Ebolowa, commanditée depuis sa prison par l'un des accusés.

Une convocation non honorée

Pour mémoire, le lieutenant-colonel Ayissi Nanga ne s'était pas présenté à une convocation de l'Inspection générale de la gendarmerie nationale, qui l'attendait au Secrétariat d'État à la Défense (SED) à 10 heures. Une absence qui avait alimenté les spéculations sur ses intentions et sur les pressions qu'il subissait.