Réuni à Yaoundé du 14 au 16 octobre, E-Gov’A défend une administration plus numérique, interopérable et moins dépendante du cash. Le programme met l’intelligence artificielle, la cybersécurité et la souveraineté des données au centre des échanges.
La promesse est familière : moins de déplacements, moins de papier, davantage de traçabilité. Elle devient utile lorsque l’usager peut suivre un dossier, connaître le délai et recevoir une décision motivée. Numériser une procédure opaque ne la rend pas automatiquement plus juste.
L’interopérabilité pose une question sensible : quelles administrations peuvent consulter quelles données, pour quelle finalité et pendant combien de temps ? La réduction de la fraude ne doit pas devenir un accès sans limite aux informations personnelles. Chaque échange devrait être journalisé et auditable.
Le sans-cash peut réduire les paiements informels, mais il exclut si la connexion, l’identité numérique ou les frais deviennent des barrières. Des guichets assistés et un mécanisme hors ligne sont nécessaires pendant la transition, notamment pour les personnes âgées ou éloignées des centres urbains.
Le sommet et ses awards offrent une vitrine. Le test viendra après : services mis en production, taux d’usage, temps moyen de traitement, incidents de sécurité et voies de recours. Sans ces indicateurs, l’innovation risque de rester une démonstration.









