Actualités of Thursday, 17 September 2026

Source: www.camerounweb.com

CONFIDENTIEL : la bataille secrète entre conseillers américains et réseaux israéliens pour contrôler l'information reçue par Paul Biya

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Au cœur du dispositif sécuritaire le plus intime de Paul Biya se joue une rivalité internationale méconnue, que révèle une enquête de Jeune Afrique : celle opposant, dans l'ombre, des conseillers américains à des réseaux israéliens historiquement implantés au sein de la protection rapprochée du président camerounais.



Jeune Afrique retrace d'abord l'histoire de la « cellule Alpha », créée en 2015 pour vérifier la fiabilité des renseignements parvenant au chef de l'État, face à la multiplication des officines rivales. Composée d'environ huit officiers et agents selon un ancien membre cité par l'enquête, cette cellule fonctionnait en dehors de tout organigramme officiel, son unique intermédiaire avec Paul Biya étant l'ex-secrétaire d'État à la Défense Jean-Marie Aleokol. Mais Jeune Afrique révèle un fait aussi simple que lourd de conséquences : Aleokol est décédé en juin 2024, entraînant de facto la disparition de ce mécanisme censé limiter l'impact des rivalités de clans sur les décisions présidentielles.

Des conseillers américains dépêchés pour contrer l'influence israélienne

C'est dans ce vide que Jeune Afrique situe l'intervention d'un nouvel acteur : des conseillers américains fourniraient désormais à Paul Biya leurs propres analyses de renseignement, avec un objectif explicite selon l'enquête — limiter l'influence de réseaux israéliens historiquement présents au cœur de la protection présidentielle, mais aujourd'hui jugés, selon les sources citées par Jeune Afrique, trop proches du secrétaire général Ferdinand Ngoh Ngoh.



Ce que cette dimension internationale, documentée par Jeune Afrique, ajoute à la compréhension de la crise du renseignement camerounais, c'est l'ampleur des enjeux géopolitiques qui se greffent désormais sur les rivalités de clans internes : sans mécanisme de vérification neutre depuis la mort d'Aleokol, Paul Biya se retrouverait à la merci de sources d'informations concurrentes, dont certaines répondraient à des agendas étrangers autant qu'aux intérêts strictement camerounais — une vulnérabilité stratégique majeure pour un chef d'État de 93 ans, au moment même où se joue sa succession.