Avec un capital de 5 000 FCFA, une lycéenne dit avoir épargné 50 000 FCFA. Derrière le chiffre se trouvent discipline, risque et désir d’aider sa famille.
Laurette Sanga n’a pas attendu un cours de gestion pour découvrir la marge. Pendant les vacances, cette élève du Lycée technique de Nsam a vendu des arachides au marché Mvog-Atangana Mballa avec un capital initial de 5 000 FCFA.
Elle indique avoir réalisé 6 000 à 8 000 FCFA de ventes par jour et mis de côté 2 000 FCFA quotidiennement. Son épargne totale de 50 000 FCFA doit contribuer à l’achat de ses fournitures scolaires.
D’autres résultats ont été plus modestes. Marie Mbia, vendeuse d’oranges pendant un mois, avait commencé avec 2 000 FCFA et enregistrait 4 000 à 5 000 FCFA de recettes quotidiennes. Ces montants ne correspondent pas à un bénéfice net sans déduire les achats, le transport et les pertes, mais ils montrent une capacité à faire circuler un petit capital.
L’expérience peut apprendre la tenue d’une caisse, le calcul du stock et la relation client. Elle comporte aussi des risques. Les enfants ne doivent pas être exposés à des horaires excessifs, à des zones dangereuses ou à un travail qui remplace l’école.
Un accompagnement léger pourrait transformer ces initiatives en apprentissage durable, carnet de recettes et dépenses, épargne sécurisée et initiation aux droits du consommateur. Laurette ne raconte pas seulement comment financer un sac. Elle montre ce qu’une adolescente peut apprendre lorsqu’un petit commerce reste encadré, temporaire et compatible avec sa scolarité.









