Actualités of Wednesday, 2 September 2026

Source: www.camerounweb.com

Filières de recrutement : Jeune Afrique révèle le rôle d'une agence basée à Yaoundé

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Au-delà des chiffres, Jeune Afrique met au jour le mode opératoire précis des réseaux qui auraient permis l'enrôlement de jeunes Camerounais dans l'armée russe, révélant l'existence d'une filière de recrutement opérant directement depuis la capitale camerounaise.



Selon les informations obtenues par Jeune Afrique, une agence basée à Yaoundé aurait servi de porte d'entrée pour le recrutement de candidats camerounais, en leur proposant des offres présentées comme touristiques, professionnelles ou académiques. Le média précise qu'une fois arrivés sur le territoire russe, ces candidats se seraient retrouvés contraints de signer des documents rédigés dans une langue qu'ils ne maîtrisaient pas, des textes qui, dans les faits, les enrôlaient directement au sein de l'armée russe.

Une stratégie collective en trois volets

Jeune Afrique détaille par ailleurs la méthode de travail adoptée par le collectif citoyen « Ramenez nos fils et nos frères », créé début août 2026, pour documenter et combattre ce phénomène. Selon le média, l'action du mouvement repose sur trois piliers distincts : l'établissement des faits et l'accompagnement des familles des victimes, l'identification et le démantèlement des filières de recrutement opérant depuis le territoire camerounais, et enfin la prévention de nouveaux départs. Le juriste et cofondateur du collectif, Yannick Elessa, cité par le média, précise que l'objectif est de « bâtir un rapport de force » en s'appuyant sur l'opinion publique, avant d'envisager d'éventuels prolongements judiciaires contre les responsables de ces réseaux.



Jeune Afrique rapporte enfin que le collectif camerounais s'inspire directement d'un précédent régional : celui du Kenya, qui serait parvenu à obtenir de la Russie qu'elle renonce à recruter ses ressortissants sur son territoire. Une référence que Yannick Elessa érige en modèle à étudier, en cherchant à comprendre, selon ses propres termes rapportés par le média, « quels leviers diplomatiques ont été mobilisés » par Nairobi et quels enseignements pourraient être adaptés au contexte camerounais.