Actualités of Monday, 31 August 2026

Source: www.camerounweb.com

MRC : le passé judiciaire de Maurice Kamto rattrapé par une nouvelle offensive à l'approche des législatives

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Jeune Afrique retrace la chronologie d'une série de mesures visant Maurice Kamto et son parti, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), révélant un schéma d'ostracisation qui semble s'être intensifié à mesure que se rapprochent les élections législatives et municipales prévues au premier trimestre de 2027.

Une assignation à résidence de facto avant la présidentielle

Selon les informations recueillies par Jeune Afrique, dès juin 2025, soit plusieurs mois avant le scrutin présidentiel d'octobre auquel il n'a finalement pas pu participer, Maurice Kamto avait fait l'objet d'une assignation à résidence de facto à Douala. Le média précise que les autorités avaient alors également interdit, sans motif légal précis, la tenue d'un meeting au siège du MRC, dans la capitale économique du pays — un épisode que Jeune Afrique inscrit dans une série plus large de mesures dont l'objectif semblait être d'écarter l'opposant et sa formation de la vie politique nationale.


Une nouvelle bataille judiciaire annoncée pour le 1er septembre

Jeune Afrique révèle que le feuilleton judiciaire opposant les différentes factions du MRC doit connaître un nouveau développement le 1er septembre, devant le tribunal. Le média rapporte également qu'un autre militant récemment exclu du parti, Willy Mengue, a de son côté engagé une action en justice distincte, contestant la légitimité des dirigeants actuels de la formation — signe, selon Jeune Afrique, d'une fragmentation interne du MRC qui dépasse le seul contentieux opposant Maurice Kamto à Okala Ebode.


Une dénonciation ferme de la direction du parti
Face à cette accumulation de procédures, Jeune Afrique rapporte les propos tenus le 26 août par Roger Justin Noah, secrétaire général adjoint du MRC, qui a dénoncé une « tentative de déstabilisation » orchestrée par le ministre de l'Administration territoriale. Le responsable du parti a averti que sa formation « ne laissera pas le groupe qui contrôle le pouvoir dans notre pays continuer impunément à provoquer les Camerounais » — une déclaration qui, selon le média, illustre la tension croissante entre le parti d'opposition et l'exécutif camerounais à l'approche d'échéances électorales déterminantes pour l'avenir politique du pays.