Actualités of Wednesday, 19 August 2026

Source: www.camerounweb.com

Jean Bonheur Tchouafa profite d’une « l’affectation disciplinaire » pour rénover le lycée de Manchoutmbi

Il a alerté et mobilisé des soutiens, notamment autour du Général Valsero Il a alerté et mobilisé des soutiens, notamment autour du Général Valsero

L’enseignant Jean Bonheur TCHOUAFA, dont l’affectation du Lycée Classique de Dschang au Lycée de Manchoutmbi, perçue dans le contexte de ses prises de position comme une possible sanction, s’est transformée en opportunité d’action. Confronté aux difficultés de son nouvel établissement, il a alerté et mobilisé des soutiens, notamment autour du Général Valsero et du mouvement Le Bloc Populaire.

Il y a parfois des histoires qui méritent d’être racontées autrement.
Lorsque Jean Bonheur Résistant, enseignant de mathématiques, a quitté le Lycée Classique de Dschang pour le Lycée de Manchoutmbi, dans l’arrondissement de Massangam, cette affectation avait, dans le contexte de ses prises de position publiques sur la gestion de l’enseignement secondaire, tout l’air d’une sanction disciplinaire. On aurait pu penser que cette nouvelle affectation marquerait simplement une mise à l’écart. Mais c’était sans compter sur l’homme.
Arrivé à Manchoutmbi, Jean Bonheur TCHOUAFA découvre un établissement confronté à d'importantes difficultés infrascturelles. Là où certains auraient choisi de subir leur sort en silence, lui décide de regarder la réalité en face et d’en parler.
Il alerte. Il montre. Il interpelle. Il mobilise. Et surtout, il refuse de considérer son affectation comme la fin de son engagement en faveur de l’éducation.

Sa démarche finit par susciter une mobilisation autour du lycée. Des soutiens se manifestent, des contributions sont apportées et un chantier de rénovation est engagé, notamment avec l'initiative, l’appui et l’engagement du Général Valsero dit « pa'a Souffo » et du mouvement Le Bloc Populaire.

Aujourd’hui, 18 août 2026, le chantier est livré. Et le symbole est puissant.
Celui qui aurait pu vivre son affectation comme une punition en a fait une occasion de servir autrement. Une affectation qui devait peut-être l’éloigner des projecteurs l’a finalement conduit au cœur d’une réalité scolaire qui avait besoin d’être révélée.
Une difficulté personnelle est devenue une cause collective.
Une dénonciation est devenue une mobilisation.
Une mobilisation est devenue un chantier.
Et le chantier est aujourd’hui devenu une réalité.
Jean Bonheur TCHOUAFA n’a pas simplement changé de lycée. Il a contribué à changer le visage de son «nouveau» lycée. Cette histoire rappelle surtout une chose : on peut changer de cadre sans changer de convictions.

À Manchoutmbi, des élèves vont désormais étudier dans un environnement amélioré. Et derrière cette amélioration, il y aura le souvenir d’un enseignant qui, malgré les circonstances de son arrivée, a choisi de ne pas être spectateur.

De Dschang à Manchoutmbi, l’histoire aura donc pris une tournure inattendue : Une affectation perçue comme une sanction est devenue le point de départ d’une œuvre utile à toute une communauté scolaire.

Le chantier est livré. L’histoire, elle, ne fait que commencer.

Christophe Nkouamen