L'insécurité est devenue grandissante dans les villes et quartiers. Gozem, société connue pour le transport facilité des usagers de la route, serait impliquée. Une médecin accuse la plateforme de transport.
La spécialiste de la santé pointe l'inaction de Gozem suite à deux agressions et alerte les autorités nationales. Les détails donnés par Boris Bertolt.
La plateforme de transport Gozem Cameroun est au cœur de graves accusations portées par une médecin, qui affirme avoir été victime de deux agressions physiques impliquant des conducteurs utilisant l'application. Dans un dossier transmis, elle dénonce des défaillances présumées dans le recrutement, le suivi des chauffeurs et la gestion des incidents et appelle les autorités à enquêter sur les pratiques de l'entreprise.
Selon son témoignage, un premier incident serait survenu le 5 mars 2026. La plaignante affirme avoir été agressée par un conducteur identifié comme Justin Ledoux Zomo, circulant à bord d'un véhicule immatriculé LT 855 MU. Elle soutient que, malgré la réception par l'entreprise d'une seconde convocation émanant des services de police dans le cadre de cette affaire, le conducteur aurait continué à exercer son activité sur la plateforme.
Toujours selon la médecin, un second incident se serait produit le 8 juillet 2026. Elle affirme avoir été violemment expulsée d'un véhicule conduit par un autre chauffeur, identifié comme Roger Motapon, qui circulait au volant d'une Toyota grise immatriculée CH 003591. La plaignante estime que la répétition de ces incidents révèle un problème plus profond dans les procédures de sélection et de contrôle des conducteurs partenaires de la plateforme.
Elle affirme par ailleurs que le responsable des transports de Gozem lui aurait conseillé de déposer plainte après avoir reconnu verbalement la gravité des faits. En revanche, elle reproche à la direction opérationnelle de ne pas avoir établi de rapport écrit sur ces incidents et de n'avoir apporté aucune réponse officielle à ses différentes démarches. La médecin indique également disposer d'enregistrements vidéo qui, selon elle, montreraient plusieurs conducteurs utilisant leur téléphone portable au volant, en pleine circulation, au mépris des règles de sécurité routière.
Estimant que ces pratiques mettent en danger les usagers, elle affirme avoir engagé une procédure judiciaire. Selon ses déclarations, des plaintes pénales nominatives ainsi que des dénonciations administratives portant notamment sur de présumés manquements à la réglementation du transport et du travail auraient été déposées auprès des autorités compétentes à Douala.
Au-delà de son cas personnel, la plaignante estime que d'autres victimes pourraient exister sans avoir encore engagé de démarches. Elle appelle les personnes qui auraient subi des violences, des abus ou tout autre comportement répréhensible de la part de conducteurs utilisant cette application à saisir les autorités judiciaires afin que les faits puissent être examinés. Cette affaire intervient dans un contexte où les plateformes numériques de transport connaissent une forte expansion au Cameroun, soulevant régulièrement des interrogations sur les mécanismes de recrutement, de contrôle des conducteurs et de protection des passagers.









