Actualités of Wednesday, 22 July 2026

Source: www.camerounweb.com

Confidence : comment le ministre Djoumessi se faufile au palais pour gérer tranquillement Chantal Biya

Le clientélisme à Yaoundé Le clientélisme à Yaoundé

Il n'y a rien qui est fait et qui ne finit pas par être connu tôt ou tard. Cela s'applique à la complicité qui existe entre Emmanuel Nganou Djoumessi et Chantal Biya, la femme du président de la République. Dans les coulisses du pouvoir de Yaoundé, des choses des plus inimaginables se passent, entre longévité ministérielle et révélations explosives.

Nganou Djoumessi, de façon incontestable, fait partie des visages incontournables de la gouvernance sous l'ère Paul Biya. Le leader du parti au pouvoir est arrivé au trône en 1982. Quelques années après, Djoumessi a rejoint le gouvernement.

Actuellement, une rumeur ou une révélation secoue le paysage sociopolitique. Elle vient du lanceur d'alerte Boris Bertolt. Il évoque des circuits financiers informels menant jusqu'au palais de l'unité. Le ministre des Travaux publics maintient sa position stratégique au sein de l'appareil étatique camerounais, ce qui est un moyen pour lui d'être dans les petits papiers du couple présidentielle.

Emmanuel Nganou Djoumessi, c'est une longévité remarquable au cœur du régime. Il brille par sa stabilité au sein des équipes gouvernementales successives. Ministre de l'Économie, de la Planification et de l'Aménagement du territoire de 2011 à 2015, il est ensuite nommé à la tête du ministère des Travaux publics. Il y est maintenu jusqu'à ce jour, ce qui démontre une certaine résilience politique rare dans un système souvent marqué par des remaniements ou des disgrâces soudaines.

Au plus haut sommet de l'État, on vous dira que la trajectoire de Djoumessi s'explique par une relation de confiance et de fidélité envers le chef de l'État, Paul Biya. Le ministre fait allégeance totale à son patron. Sachant que l'entourage de la première dame, Chantal Biya, représente également un pôle de pouvoir majeur, il ne manque pas de la servir.

Le ministère des Travaux publics, qu'il soit permis de le dire, gère chaque année l'un des budgets les plus conséquents de l'État. Le secteur comprend les grands projets d'infrastructure (construction de routes, de ponts et d'autoroutes), l'attribution de marchés publics de dizaines de milliards de francs CFA, le contrôle des flux financiers. Dit simplement, beaucoup d'argent transite par lui.

Selon Boris Bertolt, Nganou Djoumessi remet directement et en personne des sacs d'argent à la première dame au palais de l'unité. Cette information, si elle est vraie, lève une fois encore le voile sur l'opacité de la gestion publique, le détournement de fonds et le pillage, des maux dont souffre le Cameroun depuis des décennies.