Actualités of Tuesday, 21 July 2026

Source: www.camerounweb.com

L'or du Cameroun n'est plus en danger : La preuve des réformes

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Lors de la conférence de presse conjointe Mincom-Minmidt, tenue le 15 juillet 2026 à Yaoundé, Fuh Calistus Gentry a dressé l'état des lieux de l'exploitation illégale des ressources aurifères et la transparence sur les réformes d'envergure engagées dans le secteur minier.

En sa qualité de ministre de la Communication (Mincom) et porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi a convié son homologue des Mines, de l'Industrie et du Développement technologique (Minmidt), Fuh Calistus Gentry, à se joindre à lui, pour apporter à l'opinion publique nationale et internationale les éclairages nécessaires à la connaissance des faits et des enjeux du secteur aurifère.

Le secteur minier national, a rappelé le Mincom, constitue un levier d'une puissance incontestable et un moteur de développement pour le succès de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND 30). De fait, les grands chantiers engagés avec la volonté ferme du Chef de l'État, Paul Biya, ne sont pas seulement de simples projets extractifs. Ce sont aussi des milliers d'emplois directs et indirects, un transfert de technologies indispensable et des retombées fiscales majeures pour le budget de l'État, nécessaires à l'amélioration des conditions de vie de nos populations.
Lors de la conférence de presse de mercredi dernier, le Minmidt a tenu à partager avec les hommes et femmes de médias les bonnes nouvelles du secteur minier et son évolution projetée pour les années à venir. Il a saisi l'occasion pour revenir sur la situation particulière du secteur aurifère qui fait l'objet de débats depuis quelques mois après la publication du rapport 2023 de l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE).
D'entrée de jeu, Fuh Calistus Gentry a fait savoir que c'est en 2025 que le secteur minier camerounais a changé de visage et que le Cameroun est devenu un pays producteur industriel. En dehors de l'or artisanal, le Cameroun n'a jamais exporté un quelconque minerai, ce d'autant plus que ce sont des substances visibles qui ne peuvent être transportées que par bateaux, au su de tous.
C'est, va-t-il renchérir, sous la très haute et déterminante impulsion du Président de la République, Paul Biya, que l'an dernier, le Cameroun est entré dans le cercle restreint de pays miniers à travers la mise en production de 05 grands projets, à savoir :

le projet d'exploitation du fer de Bipindi Grand-Zambi, avec une cadence de 2 000 000 de tonnes de concentré de fer marchand par an ;
le projet d'exploitation du fer de Kribi-Lobé, avec une production de 4 000 000 de tonnes de concentré de fer marchand par an ;
le projet d'exploitation industrielle de la bauxite de Minim-Martap, avec une cadence à terme de 5 000 000 de tonnes de bauxite riche et de 2 400 000 tonnes d'alumine par an ;
le projet d'exploitation industrielle du marbre de Bidzar, garantissant une cadence de production annuelle de 668 000 tonnes de calcaire ;
le projet d'exploitation de l'or de Colomine, premier jalon d'extraction industrielle de l'or avec une cadence de production de 373 kilogrammes d'or par an.
De ces projets d'envergure, les retombées immédiates escomptées par l'État émanent des revenus issus des droits et taxes, du partage de production, des 10 % des parts gratuites de l'État portés par la Sonamines, des impôts de droits communs sur les sociétés, des taxes issues de l'exploitation des infrastructures logistiques de l'État, sans oublier la création de milliers d'emplois directs et indirects pour notre jeunesse.

Henri Onana Bandolo