Actualités of Tuesday, 14 July 2026

Source: www.camerounweb.com

Scandale de trafic d'or : Le gendre de Chantal Biya écrit une puissante lettre à Crescence Baboke

'Aucun être humain ne souhaiterait voir sa dignité ainsi livrée à la vindicte populaire' 'Aucun être humain ne souhaiterait voir sa dignité ainsi livrée à la vindicte populaire'

Le gendre de la Première dame du Cameroun, Chantal Biya et par ailleurs Président des Patriotes Africains du Cameroun pour le Travail, l'Éthique et la Fraternité (PACTEF) vient d’adresser une lettre ouverte à l’épouse du Directeur adjoint de la présidence de la République suite au scandale de trafic d’or qui secoue le pays. Dans sa lettre, Narcisse Nganchop réaffirme son engagement en faveur de la justice, de la bonne gouvernance et de la démocratie, tout en dénonçant les dérives qui transforment la lutte contre la corruption en instrument de haine, de règlements de comptes et de lynchage médiatique.

Il soutient que toute personne impliquée dans un détournement de fonds publics doit répondre de ses actes devant la justice, sans exception, mais insiste sur le respect de la présomption d'innocence et de la dignité humaine.

Prenant l'exemple de Mme Crescence Babocke, il rappelle qu'en l'absence d'une décision de justice, les accusations restent de simples allégations. Il appelle ainsi à laisser la justice établir les responsabilités, à faire toute la lumière sur les affaires liées à l'exploitation de l'or dans l'Est du Cameroun, et à rejeter toute forme de haine ou de vindicte populaire au profit de la vérité, du droit et de la paix.

Nous nous sommes engagés en politique pour défendre la justice, la bonne gouvernance et la démocratie.

Malheureusement, nous constatons aujourd'hui que certains se sont approprié ce noble combat pour en faire un instrument de règlement de comptes, de chantage, ainsi que d'incitation à la haine et à la division de notre nation.

Depuis quelque temps, des déclarations sont rendues publiques.
Elles peuvent être fondées ou infondées.

Il appartiendra à la justice d'en établir la véracité.
Ce qui me préoccupe davantage, c'est le climat de haine qui accompagne leur diffusion.

La justice ne saurait être rendue sous l'emprise de la haine.
Je tiens à être parfaitement clair!

Quelle que soit la personne impliquée dans des détournements de deniers publics, elle devra répondre de ses actes devant la justice.
Quand bien même il s'agirait de mon propre père ou de ma propre mère, nul ne doit être soustrait à l'obligation de rendre compte de la gestion de la chose publique.

En revanche, nous ne pouvons accepter que la recherche de la vérité serve de prétexte à l'humiliation, à la dégradation, à la stigmatisation ou au lynchage public.

La haine n'est pas un instrument de justice.

Elle nourrit la haine, tout comme la vengeance appelle la vengeance.
La seule vengeance légitime est celle de la justice, rendue dans le respect du droit, de la dignité humaine et des institutions de la République.

Même lorsqu'une personne est reconnue coupable et condamnée, notre système judiciaire poursuit également un objectif de réinsertion.

La justice ne consiste pas à détruire un être humain, mais à sanctionner des faits dans le respect de la dignité de chacun.

Je le réaffirme avec force!!!
Je suis opposé à toute forme de haine et je combattrai toujours les discours qui l'entretiennent.

À cet égard, Mme Crescence Babocke, en sa qualité de femme et de citoyenne, ne mérite nullement le niveau de lynchage médiatique auquel elle est actuellement exposée, alors qu'à ce jour, aucun jugement définitif n'a établi sa culpabilité dans les affaires auxquelles son nom est associé.

Et quand bien même il serait démontré demain qu'elle s'est rendue coupable de détournement de la fortune publique, elle conserverait son droit au respect de sa dignité.

Nul ne perd son humanité du seul fait d'une condamnation.

En l'état actuel, les nombreuses accusations relayées sur les réseaux sociaux, en l'absence d'une enquête aboutie, de poursuites régulièrement engagées et d'une décision de justice, ne demeurent que des allégations.

Laissons donc la justice accomplir son travail.
Restons vigilants et exigeons que toute la lumière soit faite sur les affaires liées à l'exploitation de l'or dans la région de l'Est du Cameroun.

Lorsque la justice se sera prononcée au nom du peuple camerounais, seul détenteur de la souveraineté, chacun pourra s'exprimer, mais dans le respect de la dignité des personnes, quelles que soient les conclusions rendues.

Aucun être humain ne souhaiterait voir sa dignité ainsi livrée à la vindicte populaire.

Que Dieu Tout-Puissant veille sur notre peuple, éclaire nos consciences et guide notre nation sur le chemin de la justice, de la vérité et de la paix.

Narcisse Nganchop
Homme politique
Président des Patriotes Africains du Cameroun pour le Travail, l'Éthique et la Fraternité (PACTEF)


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