Actualités of Thursday, 2 July 2026

Source: www.camerounweb.com

Douala : guerre violente entre le RDPC DE Hervé Emmanuel Nkom et Jean-Michel Nintcheu

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Il y a des défaites qu'on ne digère pas. Celle d'Hervé Emmanuel Nkom au sein du RDPC en 2020 — quand le Conseil Constitutionnel avait invalidé sa candidature à la circonscription de Wouri-Est suite à une plainte du SDF et de Jean-Michel Nintcheu l'accusant de détenir une double nationalité — appartient à cette catégorie. Six ans plus tard, le membre du comité central du RDPC revient. Avec la soif de revanche que Jeune Afrique documente en exclusivité dans son enquête du 1er juillet 2026 — et qui promet de transformer le Wouri-Est en épicentre des législatives camerounaises de 2027.


La révélation la plus explosive de Jeune Afrique sur Nkom concerne non pas ses adversaires du SDF — mais ses propres camarades du RDPC. «Ils avaient trouvé des complices au sein du RDPC, qui leur avaient permis de faire croire que j'étais étranger dans mon propre pays», confie-t-il au journal. Une accusation directe de trahison interne — des militants du parti au pouvoir qui auraient aidé l'opposition à invalider la candidature de leur propre investiture officielle. Un règlement de comptes partisan déguisé en recours juridique. Et une blessure qui, six ans plus tard, alimente une détermination décrite par Jeune Afrique comme viscérale : «Je vais à ces élections pour représenter les populations de Wouri-Est, et pour barrer la route à l'un des plus grands ennemis du RDPC, l'ancien député Jean-Michel Nintcheu».

Nourane Foster : la «députée 2.0» fragilisée par le débat autochtones/allogènes
Jeune Afrique révèle une fracture interne au PCRN qui pourrait coûter sa candidature à la députée sortante Nourane Foster — figure nationale connue pour sa présence sur les réseaux sociaux et son franc-parler. Le journal documente un «insidieux conflit» qui l'oppose à «l'aile conservatrice du PCRN que dirige l'ancien candidat à la présidentielle Cabral Libii». Son nom a été «retiré du site officiel du parti».

La raison révélée par Jeune Afrique dit tout sur les tensions identitaires que la montée du discours d'Elimbi Lobè a réveillées dans la politique littorale : «Le PCRN défend l'idée d'un fédéralisme communautaire qui privilégie les autochtones aux dépens des allogènes. Or, à Douala, Nourane Foster est une allogène. Sa nomination comme tête de liste ne serait pas tolérée par la frange la plus extrémiste du parti.» Une femme politique investie dans la défense des droits de tous les Camerounais — disqualifiée par son propre parti parce qu'elle n'est pas originaire de Douala. La contradiction dit tout sur la dérive identitaire en cours dans certains partis camerounais.


Jeune Afrique révèle enfin l'audace de positionnement de Pierre Emmanuel Binyam, secrétaire général adjoint du MRC — qui a écrit sur Facebook : «Même si les législatives se tenaient ce lundi 22 juin à 8h, je battrais tout candidat qui m'affronterait dans la circonscription de Wouri-Est.» Une certitude affichée qui dit la conviction d'un homme qui sait que le Wouri-Est «est l'un des bastions du MRC» depuis la présidentielle de 2018.

Mais Jeune Afrique identifie le principal danger pour Binyam : Jean-Michel Nintcheu — l'homme qui avait éliminé Nkom en 2020, député sortant, désormais candidat sous l'étiquette de son propre parti le FCC. Si MRC et FCC ne s'entendent pas pour une coalition — et «le MRC n'a pas souhaité former une coalition avec lui», révèle le journal — leurs voix se cannibaliseront mutuellement. Et le RDPC, avec Nkom en tête, pourrait récupérer ce que la division de l'opposition lui offre sur un plateau.