Alors que la vidéo de Samuel Eto'o repoussant brutalement une équipe de la chaîne nationale lors des célébrations du 20 Mai continue d'alimenter les débats, le journaliste Yannick Renaud Kwakap a livré son analyse sur CFOOT. Sans condamner l'ancien capitaine des Lions, il rappelle les règles du métier et estime que le président de la FECAFOOT « dépasse tout le monde ».
L'affaire « Dégagez maintenant » ne cesse de diviser. Alors que certains ont défendu le droit de Samuel Eto'o à refuser d'être filmé, d'autres estiment que sa réaction a été disproportionnée. Le journaliste Yannick Renaud Kwakap apporte une voix nuancée au débat, rappelant les pratiques du métier.
« Tout journaliste est un peu comme à la chasse » : Selon Kwakap, lors d'un événement public ouvert et populaire, « tout journaliste est un peu comme à la chasse, à l'attaque. On se rapproche des personnalités avec caméra et micro déjà ON et on balance une question en déclinant le nom de la chaîne. » Une pratique courante, selon lui, y compris en Occident où des journalistes essaient « d'arracher des impressions, de forcer même » auprès des chefs d'État.
Le droit de refuser : Le journaliste reconnaît que la personne sollicitée n'est pas obligée de s'exprimer. « Le concerné peut décider de répondre ou déclarer qu'il n'a rien à dire. Il n'est pas obligé de s'exprimer », précise-t-il. Mais il insiste : « Apprenez à respecter le métier des autres. Supporter Eto'o ne signifie pas que l'on soit obligé de tout accepter. »
Kwakap déplore que Samuel Eto'o ne suive pas les usages observés ailleurs. « Évidemment Eto'o dépasse tout le monde. Avec lui tout est toujours différent », regrette-t-il. Il rappelle la distinction essentielle entre « une interview formelle, conventionnelle, préparée, concertée, négociée » et « une impression qu'on recueille lors d'un événement de façon improvisée et spontanée ».
Sans condamner frontalement l'ancien capitaine des Lions, le journaliste appelle au respect des règles de la profession. Un message qui s'adresse aussi bien aux personnalités publiques qu'aux professionnels des médias, dans un contexte où les relations entre la FECAFOOT et la presse restent tendues.









