Plaque commémorative à la FECAFOOT : l'omission du Premier ministre provoque un tollé, la plaque rectifiée en moins de 24 heures. Lors de l'inauguration du nouveau siège de la Fédération camerounaise de football à Warda, la plaque gravée dans le marbre mentionnait la CAF et Samuel Eto'o, mais ignorait superbement la présence du représentant du chef de l'État, le Premier ministre Joseph Dion Ngute. Indignation des biyaïstes, qui dénoncent un « crime de lèse-majesté protocolaire ». La FECAFOOT a fait retirer la plaque ce jeudi pour la remplacer par une version réintégrant la hiérarchie républicaine.
Mercredi 13 mai 2026. L’ambiance est à la fête dans le quartier de Warda à Yaoundé. La FECAFOOT inaugure enfin son joyau architectural en présence du Dr Patrice Motsepe, président de la CAF. Pour rehausser l'éclat de l’événement, le Premier ministre, Chief Dr Joseph Dion Ngute, préside la cérémonie en tant que représentant personnel du chef de l’État, Paul Biya.
Pourtant, dès la fin de la cérémonie, les réseaux sociaux s’enflamment. Des photos de la plaque commémorative inondent la toile et provoquent la stupéfaction. Le texte gravé dans le marbre mentionne la CAF, mentionne Samuel Eto’o, mais ignore superbement la présence de l’autorité étatique.
La sentence des internautes et des politologues tombe immédiatement : c’est un crime de lèse-majesté protocolaire.
Dans un pays où le respect des institutions et de la hiérarchie républicaine est sacré, l’indignation dépasse rapidement le cadre du football. Les partisans du régime montent au créneau. André Luther Meka, militant et communicant influent du RDPC (parti au pouvoir), exprime tout haut la colère d’une partie de l’opinion :
« C’est une méprise grave de ne pas mettre le nom du Premier ministre [...]. Cette omission est considérée comme un déni de l’État qui subventionne la FECAFOOT. Nous, les biyaïstes et les républicains, ne transigeons jamais sur le respect de l’État. »
Le message est clair : la FECAFOOT ne peut pas s’affranchir de la tutelle morale et financière de l’État camerounais, surtout dans un contexte de tensions latentes qui durent depuis plusieurs mois entre l'instance du football et le ministère des Sports.
Consciente de la dangerosité de la bombe politique qui vient de s'allumer, la direction de la FECAFOOT choisit la méthode radicale : la rectification immédiate.
Ce jeudi matin, la plaque de la discorde a disparu, remplacée par une nouvelle mouture. Le nouveau texte réintègre la hiérarchie républicaine :
« Le 13 mai de l’an 2026, l’immeuble siège de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) a été inauguré par le représentant du chef de l’État, en présence de monsieur Eto’o Fils et du Dr Patrice Motsepe... »
En effaçant l'erreur en moins de 24 heures, Samuel Eto'o démontre sa capacité à gérer les crises de communication à haute tension. Reste à savoir si ce rétropédalage express suffira à apaiser les tensions avec les autorités de Yaoundé, ou si cet incident laissera des traces dans les relations déjà complexes entre la fédération et l'exécutif.
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