Actualités of Tuesday, 12 May 2026

Source: www.camerounweb.com

Les raisons cachées de l'interpellation de Christian Fouelefack se font dévoiler

Complot politique Complot politique

L’incarcération de Christian Fouelefack, enseignant d’histoire à l’université, fait parler. Le Pr Jean François Klein ne pouvait pas rester silencieux. Il dénonce un complot politique autour de cette arrestation en des termes ci-dessous partagés avec nos lecteurs.

J’ai connu celui qui a été appréhendé comme un malfrat en pleine agitation pré- électorale et que l’on incarcère depuis deux ans en l’incriminant sans preuve concluante du meurtre – pourquoi pas prémédité, histoire d’en ajouter encore ! – de son épouse Blanche, elle-même enseignant-chercheur dans la même université.

Christian ne cachait pas son engagement politique, d’abord en soutenant en 2018-2019 le candidat Maurice Kamto et en organisant dans sa région des marches pacifiques en la faveur de ce dernier, ce qui lui avait déjà valu six mois d’incarcération pour des raisons déjà alors bassement politiques.

Son engagement et sa foi en la démocratie participative, son amour pour son pays n’a jamais failli. Bien au contraire, il redoubla même lorsqu’il créa son propre parti politique, le « Parti du Ttriangle » si ma mémoire ne faillit pas. Je l’avais alors mis en garde, craignant que la première incarcération pour raisons politiques ne soit suivie d’une seconde. J’espère n’avoir jamais à écrire « jamais deux sans trois ».

Les dernières accusations dont il est frappé sont, pour le lointain compagnon de travail que je suis, surréalistes pour qui connait un tant soit peu le Pr Fouelefack. Avancer de tels arguments, c’est ne pas le connaître en tant qu’individu, père et époux. Ne pas le connaître ou le feindre afin, peut-être, vouloir le clouer au pilori pour avoir trop cru en son engagement politique.

Comment accuser de façon sérieuse – ou même en feignant de le croire dans une farce morbide – cet homme brillant, rieur, bon camarade, bon vivant, qui vouait à son épouse une véritable admiration et un amour évident tout autant qu’à ses enfants qu’il appelait « mes petits empereurs ».

Cette accusation apparaît à mes yeux comme totalement infondée pour ne pas dire emplie d’une injustice sans nom qui ne peut être formulée que par ceux qui ne connaissait pas le couple, la famille et mon collègue. Il en va de cette incarcération comme de la précédente (6 mois de prison purgée pour des motifs pour le moins mineurs). Comme dit plus avant, je l’avais pourtant mis en garde alors qu’il m’annonçait poursuivre son engagement citoyen, exprimant mes craintes d’une tendance à peut-être vouloir empêcher un processus démocratique plus élargi dans votre pays. Cependant, la réaction fut encore pire que mes plus grandes craintes, ce qui m’étonne d’un grand pays comme la République du Cameroun.