Un abus de pouvoir du sous-préfet de Galim est dénoncé. Comme le souligne Boris Bertolt, le 8 mars dans la localité, vers 14h, le sous-préfet Tabi-Chu Martin Agbor arrive avec ses proches dans un bar tenu par un déplacé interne. Ce dernier s’était installé à Galim et a ouvert ce bar pour subvenir aux besoins de sa famille et contribuer au développement local, affirme le lanceur d’alerte qui ne s’arrête pas là.
Tout se passe bien. Ils consomment tranquillement, sans incident, puis repartent. Aux environs de 18h, alors que femmes, hommes et jeunes profitent paisiblement de l’ambiance, le sous-préfet revient avec ses invités. Il exige une table à l’extérieur, ce qui est immédiatement fait.
Vers 21h, il décide que la musique ne lui convient pas. Il remet une clé USB à la tenancière pour changer l’ambiance. Là encore, elle obéit sans discuter.
Mais malgré toutes ces concessions, il demande à voir le propriétaire du bar. Une fois, deux fois, trois fois, la tenancière appelle le propriétaire qui est son mari. Celui-ci arrive calmement.
À peine arrivé, le sous-préfet exige les papiers du bar ainsi que sa carte d’identité. Le propriétaire demande à sa femme d’aller les chercher. Entre-temps, souffrant des pieds, il tente simplement de s’appuyer un instant sur une table, mais le sous-préfet s’y oppose violemment, lui interdisant même de toucher sa table.
La situation dégénère. Le sous-préfet se met en colère et accuse le propriétaire de lui avoir manqué de respect, sans jamais expliquer en quoi. Résultat : tous les clients sont expulsés sans payer leurs consommations, lui-même refuse de payer, il ordonne aux gendarmes présents de fermer immédiatement le bar, il emporte avec lui la carte d’identité de mon père.
Pourtant, ce bar est en règle, avec tous ses documents signés par ce même sous-préfet et une licence valable jusqu’à minuit. Depuis ce jour, le bar est fermé.









